Burundi : Les institutions financières reconnaissent le manque de billets verts au Burundi


Si les commerçants de l’intérieur du pays ne sont servis en dollars américains, ce n’est pas question d’éloignement de la Banque Centrale mais c’est question de manque de ces devises au Burundi. Cyrille Sigejeje, Administrateur Directeur Général de la Banque de Gestion et de Financement l’a déclaré ce jeudi 3 aout 2017 à Rumonge lors d’une rencontre des banquiers et des commerçants du sud du Burundi.



Par: Isanganiro , dimanche 6 août 2017  à 09 : 54 : 56
a

Dans leurs interventions, les commerçants du sud du Burundi ont exprimé leur besoin en dollars américains comme leurs confrères de la capitale Bujumbura. Ils ont affirmé échanger souvent avec les commerçants de Bujumbura et que ces derniers leur disent qu’ils obtiennent facilement de la Banque Centrale ou des autres Banques ayant des sièges à Bujumbura.

Un surnommé Maborogo, commerçant de Rumonge a démontré que cela les rend incompétitifs face à leur confrères de Bujumbura qui obtiennent le dollar à 1600fbu au moment ou ceux de l’intérieur se rabattent au marché noir ou ils achètent le dollar à 2600fbu. Pour lui, mêmes les banques de l’intérieur devraient en disposer pour les rendre disponibles aux nécessiteux.

A ce sujet, Cyrille Sigejeje, Administrateur Directeur Général de la Banque de Gestion et de Financement n’est pas allé par quatre chemins : « Je vous dis la vérité, les dollars américains manquent cruellement au Burundi et partant dans les banques. Les quelques billets disponibles sont affectés dans les secteurs du carburant et des médicaments ». Si donc, les commerçants de l’intérieur n’en bénéficient pas, c’est plutôt parce qu’ils n’opèrent pas dans ces secteurs clés de la vie nationale que leur éloignement de Bujumbura, a conclu ce banquier.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

454 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

Par INGABIRE   ce  jeudi 24 août 2017   à 22 : 35 : 42

Nous savons très bien la situation chaotique sur les devises au Burundi !!Ce qui est nécessaire est de créer un environnement économique abordable aux investisseurs etrangers !Comme ça les devises vont entrer sans problèmes sinon ce qu’a dit l’ADG de la BGF est parfaitement vrai



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Burundi : Classement des hôtels burundais, Royal Palace qualifié



a

BE-SWIFT, une carte pour retirer de l’argent partout



a

Muyinga : La clientele de regideso réclame les compteurs électriques



a

Energie : La province Cibitoke dépourvue de carburant depuis une semaine



a

Burundi : La SOSUMO tend vers la réorganisation



a

Burundi : Muyinga fait face à la pénurie du Mazout



a

Burundi : Des Etats Généraux des Assurances se retrouvent à Ngozi



a

Economie : "Le secteur minier doit être régulé"



a

Burundi : Une faible inclusion financière inquiète le RIM



a

Initiatives porteuses d’un probable redressement du secteur minier au Burundi !





Les plus populaires
Burundi : Classement des hôtels burundais, Royal Palace qualifié ,(popularité : 10 %)

Le Burundi désormais le pays le plus pauvre du monde,(popularité : 8 %)

Un silence assourdissant de la BRB sur la dévaluation de la monnaie,(popularité : 6 %)

Anguille sous roche dans le commerce intra régional,(popularité : 6 %)

Le Burundi est- il capable de jouir de sa souveraineté économique ?,(popularité : 6 %)

Une loi sur la presse aussi contre la transparence macroéconomique ,(popularité : 6 %)

L’OBR face au manque du civisme fiscal ,(popularité : 6 %)

OLUCOME : Un projet de loi sur la presse contre la tolérance zéro à la corruption ,(popularité : 6 %)

Incendie du marché de Bujumbura : La BCB donne 50 million de Francs burundais,(popularité : 6 %)

Colloque sur l’élevage au Burundi : les acteurs veulent moderniser le secteur,(popularité : 6 %)