Rutana : Les cultivateurs de canne à sucre demandent l’augmentation du prix d’une tonne


Les propriétaires des vallées de Mubareremba en commune Bukemba et de Gatabo en commune Kayogoro de la province Manama dans lesquelles la société sucrière de Mosso Sosumo possèdent ses plantations déplorent se lamentent que le prix d’une tonnes de canne à sucre reste très minime. Une tonne s’achète entre 5500 et 7000fbu alors qu’une tonne de manioc est susceptible de générer une somme importante pouvant aller à plus de cinq cent milles.



Par: Isanganiro , mardi 29 août 2017  à 17 : 41 : 34
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Les cultivateurs de canne à sucre dans ces vallées de 127.54 ha ne cachent pas leur mécontentements liés à l’exploitation de leurs propriétés par la Sosumo. "C’est cette société qui a choisi ces vallées . Nous avons été mobilisés que nous mènerons une vie aisée car , explique Cassien un de ces cultivateurs, sur nos terres, il se pratiquera une culture à importe, la canne à sucrer. Ces habitants de la vallée dite Mubareremba ajoutent qu’ils ont refusé d’être indemnisés. "Nous nous sommes convenus avec la sosumo que nous n’avons pas besoin des indemnisations. Si la sosumo n’aura plus besoin de ces terres, nous allons les récupérer", a justifié Philippe, un de ces cultivateurs.

Selon ces cultivateurs en même temps propriétaires de ces vallées, le prix d’une tonne de canne à sucre varie entre 5500 et 7000Fbu, un prix, déplorent - ils très minime à comparer au prix d’une tonne de Kambaranga (Manioc sec), qui, une fois vendu par kilo , une tonne est susceptible de générer une somme de neuf cent milles fra bu. Pour ces cultivateurs, dans un hectare de manioc, le propriétaire collecte une somme variant entre trois millions et quatre millions de franc bu alors que chez eux, "nous n’avons que deux cent milles", ont -ils comparé. Ils trouvent qu’une fois, la société sucrière de mosso achèterait une tonne au moins à dix milles, ils escompteraient renflouer leurs poches ; mais selon eux, ils vont rester trop en arrière par rapport à la somme que gagnent les s cultivateurs des autres cultures.

Pour serges Bizimana, un des membres du comité de coordination des cultivateurs de cane à sucre dans les vallées de Gatabo, de la commune Kayogoro de la province Makamba et de Mubareremba dite mu Bwiza de la commune Bukemba à Rutana, si ils se comparent à leurs voisins qui s’occupent de la cultures du manioc ou haricot, ils se retrouvent déborder par la colère. ’’Nous devons être en colère si nous remarquons les sommes encaissées par les cultivateurs des haricot ou manioc car pour la canne à sucre, le prix d’une tonne est totalement maigre", souligne Serges qui déplore le changement des organes dirigeants à la tête de la Sosumo chaque fois que leurs doléances devraient être étudiées à fond pour trouver des pistes de solution.

A toutes ses lamentations, la Sosumo tranquillise ces cultivateurs. Salvator Sindayigara, le directeur de l’agriculture reconnait que la société est au courant de ce que disent les propriétaires de ces vallées. De ses promesses, la réunion de direction qui va se tenir tres prochainement, pour une date qu’il n’ a pas pu révéler , sera une occasion d’analyser les dires de ces propriétaires.




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