BURUNDI- Salubrité : Les services techniques municipaux asphyxiés par la Mairie de Bujumbura


Cela fait plus d’un mois que les immondices et les déchets ménagers ne quittent pas les ménages et d’autres habitations de la capitale Bujumbura. La direction générale des services techniques municipaux (SETEMU) place le tort à la Mairie de Bujumbura qui lui a retiré le marché.



Par: Isanganiro , mercredi 4 octobre 2017  à 14 : 34 : 17
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Le Directeur Général des SETEMU dit qu’à la création des services techniques municipaux en 1983, les fonds de fonctionnement venaient essentiellement de la mairie. En 1989, précise-t-il, un décret modifiant celui de 1983 a été signé. Il stipulait que les SETEMU seront rémunérés en fonction des prestations fournies, précise Monsieur CIZA Sadiki. Il dénonce que tout Maire de la ville Bujumbura qui prend fonction interprète à sa guise ce décret en vue de manipuler les fonds qui devraient être payés aux SETEMU en contre partie des travaux d’assainissement de la capitale.

« L’enlèvement des immondices et des déchets ménagers dans la capitale Bujumbura est devenu problématique parce que la Mairie de Bujumbura a retiré ce marché aux SETEMU pour le confier à d’autres organisations », souligne Monsieur CIZA. Le patron des SETEMU informe que son organisation devrait tirer plus de 50% de son budget de fonctionnement des redevances de la Mairie de Bujumbura mais que depuis quelques années, ce financement a été réduit jusqu’à moins de 5%.

Sous anonymat, une source proche des SETEMU nous a indiqué que pour écarter les SETEMU, la mairie de Bujumbura a créé en son sein un service chargé de gérer les fonds qui étaient destinés aux SETEMU. Cependant, le Directeur Général des SETEMU réaffirme que seuls les SETEMU disposent des moyens intellectuels, matériels et techniques pour faire le travail d’enlèvement des immondices et des déchets ménagers à la satisfaction des habitants de la capitale Bujumbura. Monsieur CIZA SADIKI lève l’équivoque que les prétentions selon lesquelles les SETEMU ne sont plus compétents sont non fondées.

« Confier le travail d’enlèvement des immondices et des déchets ménagers dans la capitale Bujumbura à des organisations privées qui seront payés par les habitants de la capitale serait les faire payer deux fois car ils payent ce service dans l’impôt fonciers et l’impôt locatif », a souligné, sous anonymat, un expert des finances.




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