Que répond le gouvernement burundais sur la liberté politique, le dialogue externe et les relations avec les nations unies ? : Des questions au premier vice-président pour mieux comprendre




Par: Isanganiro , jeudi 12 octobre 2017  à 18 : 24 : 51
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Dans une interview exclusive accordée à la Radio Isanganiro, Gaston Sindimwo, dit que situation politico sécuritaire du pays est bonne sur les quatre points cardinaux du Burundi et parle de liberté politique pour tous ; quant au dialogue sous l’égide de la communauté East africaine, " le souhait du gouvernement et que ce dialogue débouche sur des conclusions permettant d’aller aux élections dans la quiétude".

Radio Isanganiro (R.I) : Merci Monsieur le premier vice-président pour cet entretien que vous accordez à la R.I. Quelle est votre appréciation de la situation politico-sécuritaire actuelle ?

Gaston sindimwo (G.S) : Nous pouvons nous féliciter d’avoir cimenté la sécurité, la paix et l’unité des Burundais. Sur le terrain du jeu politique, tous les responsables des partis peuvent rencontrer leurs militants autant que bon leur semble sauf ceux qui n’ont pas les moyens. Nous nous réjouissons de la situation sociopolitique du moment qui est le résultat des efforts conjugués dans la quadrilogie entre l’administration, population, forces de l’ordre et la justice.

R.I : Vous dites que tous ceux qui veulent rencontrer leurs militants peuvent le faire mais les leaders de la coalition Amizero y’abarundi s’indigne de la perturbation de leurs activités un peu partout dans le pays, que répondez-vous ?

(G.S) : Sur les anales des partis politiques, Amizero n’existe pas au Burundi comme parti politique. On a fait un bricolage qui a fait que la coalition Amizero y’abarundi se prenne comme un parti politique. Les coalitions se forment avec les élections et prennent fin avec la période électorale. On ne peut pas prendre une coalition et le donner des aspects d’un parti politique, raison pour laquelle nous avons suggéré une analyse profonde sur la formation des coalitions dans l’amendement prochaine de la constitution. Ces coalitions sont en majeur partie constituées des politiciens frustrés parce qu’ils n’ont pas été rangés, qui, à la veille des élections deviennent des dissidents, quittent leurs partis et en font un raccourci. Il faudra au moins cinq ans sans appartenance politique pour être accepté comme indépendant ; telle est notre suggestion.

R.I : Sur le chapitre des relations avec l’ONU ; la commission nationale indépendante de droit de l’homme propose un dialogue entre le Burundi et l’Onu pour une bonne collaboration en matière de droit de l’homme, le Burundi est-il prêt à œuvrer dans ce sens de dialogue ?

G.S  : Le problème de ces instances onusiennes avec la plus part des pays Africains est la politisation des questions de droit de l’homme. L’exemple du président Bagbo de la côte d’Ivoire en est un parmi des milliers. Au sein du gouvernement, la question des droits humains nous tient à cœur, nous sommes les premiers responsables de la vie de ses citoyens. Ça devient difficile de trouver un terrain d’entente au moment où les fonctionnaires onusiens prennent à deux vitesses la question des droits de l’homme. Nous, au niveau du Burundi, nous demandons rien que le respect de la souveraineté et de l’intégrité nationale. Ensuite, nous sommes engagés à faire du droit de l’homme une priorité des priorités. C’est la seule voie qui permettra d’améliorer les relations entre nos deux parti.

R.I :Que pensez-vous des deux résolutions adoptées par le conseil de sécurité des nations unies sur le Burundi très récemment ?

G.S : vous savez, c’est du Cao au niveau de ce conseil car, c’est la première fois que deux résolutions contradictoires soient adoptées sur un même pays. Pour nous , cela traduit le complot qui a été concocté contre notre pays par certains fonctionnaires onusiens, dont la mise en œuvre est devenue une problématique. Cette cacophonie au niveau de cette instance nous donne raison et il sied de se demander, " quelle résolution faut-il considérer comme la meilleure par rapport l’autre ?" Tout ce qu’il faut savoir et que rien ne nous emmènera en arrière, telle est notre position. Toute décision qui ne sera pas consensuelle n’engagera que ses auteurs, il n’y aura pas du temps pour la distraction.

R.I : La facilitation East-africaine a promis une rencontre pour ce mois d’octobre en cours. Bien qu’une date ne soit pas encore annoncée, pensez-vous que ce rendez-vous pourrait être le dernier pour aborder d’autres questions qui hantent le pays.

Je serai mal à l’aise de répondre sur l’agenda du facilitateur, mais le souhait du gouvernement est que ce dialogue puisse prendre fin, et le plus tôt serait le mieux. Nous saluons les efforts de la région mais également ceux de l’Ombudsman burundais pour arrondir les angles afin que tous les Burundais puissent aller aux élections de l’an 2020 dans la quiétude car le pays chemine vers l’horizon électoral. Si avec la fin de l’an 2018, cette question n’est pas vidée, il serait impossible pour un parti d’espérer participer aux futures élections.

R.I : Que pensez-vous en tant membre du parti Uprona, d’une probable candidature de Pierre Nkurunziza pour les élections de 2020 ?

G.S : Le parti Uprona est prêt à la compétition avec n’importe qui, Nkurunziza y compris. Il ne appartient pas à l’Uprona de désigner ou s’ingérer dans les affaires des autres partis. Ce n’est pas le président de la République qui s’autoproclame candidat de son parti ; c’est ce que les gens qui crient devraient savoir.

R.I : Seriez vous candidat à la présidence lors ces élections ?

G.S : Il ne m’appartient pas de me positionner, ce serait une fuite en avant. C’est la tâche réservée aux Badasigana (militants du parti Uprona) qui en ont les prérogatives.

R.I  : Et s’il advenait que les Badasigana vous confient cette mission, vous répondrez favorablement ?

G.S : Si vous êtes choisi, vous êtes en même temps investi des pouvoirs par les militants. C’est sont des lourdes responsabilités. S’il ils optent pour ma candidature, je saurai répondre au moment opportun.

R.I : Dernière questions M. Le premier vice-président, hors de la politique, parlons la gestion des ordures ménagères en mairie de Bujumbura. Le ministère de la bonne gouvernance a produit un rapport dans lequel il recommande à la mairie de confier ce travail aux services techniques municipaux, mais la mairie de son coté veut confier ce travail aux sociétés privées, qu’allez-vous faire pour trouver solution à ce problème ?

GS : Toutes les mesures seront prises pour que la question liée à la gestion des ordures ménagères trouve une solution durable. Les services techniques municipaux (SETEMU) seront bientôt dotés des moyens pour répondre efficacement à ses missions et de besoin, les investisseurs privés pourront y être associés pour l’intérêt du pays en général et celui de la capitale .
La capitale doit être une vitrine et partant, la propreté doit être de mise. Les SETEMU et la mairie sont des institutions d’un même gouvernement ; ensemble cette question va trouver une solution consensuelle.




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