Revue de presse du 14 Octobre 2017




Par: Isanganiro , dimanche 15 octobre 2017  à 10 : 01 : 48
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Le journal iwacu a consacré sa plus grande partie du numéro de la semaine au dossier salubrité en mairie de Bujumbura

Dans son éditorial, le journal écrit que des déchets ménagers ne sont plus évacués depuis une certaine période. Des habitants de la mairie qui se plaignent d’une société qui a eu le monopole dans la collecte des ordures sans être à la hauteur. Le journal poursuit en disant que des administratifs communaux renvoient la balle au maire de la ville, la gestion des immondices en maire de Bujumbura étant pour le moment un casse-tête.

Iwacu nous fait un zoom sur la genèse de cette gestion des immondices.
Les services techniques municipaux créés en 1983 par décret du 12 juillet, avaient plusieurs missions y compris celle d’enlèvement des immondices. Depuis sa création, c’est la mairie de Bujumbura qui donnait les fonds de fonctionnement aux SETEMU jusqu’en 1989 en vertu du décret qui précisait que les SETEMU seront rémunérés en fonction des prestations fournies. Avec l’extension de la capitale, les SETEMU se retrouvent dans l’incapacité de remplir cette mission dans tous les quartiers de la capitale.

En 2013, des sociétés et associations de collecte de déchets sont invitées à poser leurs candidatures, 18 sont autorisées à travailler jusqu’en juin 2017. Le maire de la ville Freddy Mbonimpa suspend leurs activités avançant que les 18 associations ne faisaient plus correctement leur travail et octroie le marché à une nouvelle société BBCO, Bujumbura Cleanning Company. D’après lui, la maire allait récupérer 40 millions de francs par mois alloués jusque-là à la propreté de la ville. Mais BBCO n’arrive pas selon toujours Iwacu à enlever les immondices dans certains quartiers. Mais paradoxalement, le directeur général des SETEMU déclare que son entreprise a bel et bien la capacité technique nécessaire pour accomplir ce travail. Et le journal de s’interroger finalement qui croire entre la mairie et les SETEMU et à qui profite ce désordre dans le domaine de la salubrité ?

Les enseignants de l’Ecole d’excellence dans un dortoir, titre le journal la voix de l’enseignant

Les 15 enseignants de l’école d’excellence du lycée Ngagara logent dans les dortoirs anciennement occupées par les élèves de ce lycée qui ont été contraints de céder la place aux élèves retenus pour faire leur scolarité dans une école d’excellence. Ils ont débarqué au lycée de Ngagara dans un minibus de Kayogoro Express avec leurs bagages constitués essentiellement par des valises et sacoches suivant la consistance des biens amenés. Le directeur du lycée Ngagara leur a donné un local où ils ont mis leurs bagages. Ils se restaurent dans les petits restaurants de Kamenge situés à la gare du nord.

Vu les conditions dans lesquelles travaillent ces enseignants, les uns voudraient abandonner mais ils sont sous menace d’être pris comme des déserteurs. C’est pour cette raison qu’ils n’en peuvent plus. Ils n’ont personne pour traiter la question. Ils n’ont pas encore signé leur contrat.

Un procureur général de la République fuit son pays, écrit le journal en ligne Net Press

Il s’appelle Léandre Baranshamaje, mais connu sous le sobriquet de Sefu, il était procureur général près la cour d’appel de Bujumbura. Selon des sources généralement bien informées, il avait toujours résisté aux injonctions de ses supérieures hiérarchiques visant des tracasseries judiciaires multiformes pour des personnes mal vues par les autorités politiques de ce pays.

Ayant évolué à la cour anticorruption, il avait selon toujours l’agence, refusé un "remerciement" monnayé, ce qui lui avait valu un courroux de la part des mêmes autorités. Cela qui lui avait valu une mutation pure et simple dans la province de Bururi. Au bout de quelques années, il était revenu sur Bujumbura où son comportement n’a bougé d’un iota.

Agacé par des pressions de tout le temps, il a préféré abandonner ce poste et a pris son avion en date du 7 octobre 2017 afin de s’installer à l’’étranger, loin du stress de travail qui est contre sa conscience. Il serait parti avec son épouse et ses enfants.

Le journal Burundi eco écrit sur Un faible taux de représentativité des femmes dans les médias

Sur un taux moyen de 17% de représentativité des femmes dans les postes de prise de décision au niveau national, le secteur des médias n’enregistre que 6% », a déclaré Agnès Nindorera, présidente de l’Association des Femmes Journalistes (AFJO) lors d’un café de presse et d’un déjeuner d’échange qu’elle a organisé ce mercredi 11 octobre 2017 à l’intention des responsables des médias. Selon elle, cela s’observe tant au niveau du rapport hommes-femmes dans les médias qu’au niveau du contenu des messages qu’ils véhiculent dans leurs différentes formes de production.
Madame Nindorera indique qu’il s’agit d’un travail de longue haleine parce que le constat est que la plupart des responsables des médias sont vraiment très peu sensibles à ce problème.

La hausse du budget du ministère en charge de la justice faciliterait l’accès de tous à la justice, écrit l’agence burundaise de presse

Il est nécessaire d’accroitre le budget alloué au ministère de la justice pour permettre à toute personne d’accéder facilement à la justice, quelle que soit sa condition sociale, ont reconnu différents intervenants dans le domaine de la justice au cours d’un café de presse organisé par l’observatoire de l’action gouvernementale en collaboration avec l’association des juristes catholiques de Burundi. Selon le consultant professeur Masabo Michel,cité par l’ABP , les procès entrainent des frais parfois importants et les justiciables moins fortunés risquent d’être dissuadés de défendre leurs droits devant les tribunaux.




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