Revue de presse du 11 Novembre 2017




Par: Isanganiro , dimanche 12 novembre 2017  à 07 : 15 : 44
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Nous ouvrons cette revue de presse par l’hebdomadaire Iwacu qui revient longuement sur la décision de la cour pénale internationale, de mener des enquêtes sur des crimes relevant de sa compétence qui auraient été commis au Burundi. Faut-il se réjouir pour les uns, ou pleurer pour les autres ? C’est en effet l’une des interrogations que se pose le journal.

La nouvelle tombe comme un couperet pour Bujumbura. Le retrait effectif de la CPI devenu « l’instrument de déstabilisation des pays pauvres », avait été fêté en grande pompe le 27 octobre dernier. Dès l’annonce de cette nouvelle, le conseiller principal chargé de la communication à la présidence de la république a directement twitté.

La CPI corrompu vient de se tirer encore une balle dans le pied. Sans doute que le Burundi sortira vainqueur de cette bataille ; c’est la dernière carte de l’Occident. Les opposants au pouvoir de Bujumbura de leur côté jubilent selon toujours Iwacu.

Pour eux, c’est une victoire pour les familles des victimes. Le porte-parole de la plateforme Cnared, repris par l’hebdomadaire, déclare que le sang des milliers d’innocents crie vengeance au Ciel. Le glas a sonné pour les autorités burundaises, dit-il.

Vers la réhabilitation et la modernisation du port de Bujumbura : le magazine Burundi Eco se montre confiant.

Sur l’agenda du programme de développement du transport intégré sur le lac Tanganyika figure le projet de réhabilitation et de modernisation du port de Bujumbura. Les activités prévues sont entre autres l’extension du quai nord, l’acquisition de nouveaux bateaux de transport des marchandises et des passagers, la construction de hangars pour les conteneurs, l’amélioration de la sécurité maritime, etc. Cela permettra d’augmenter de fret des marchandises avec une capacité additionnelle de 6000 tonnes, soutient le magazine.

Burundi Eco qui écrit que le Burundi a un manque criant de bateaux.

Ceux qui sont disponibles ne peuvent même pas transporter la moitié des marchandises qui transitent par le port de Dar-es-Salaam à destination du Burundi ». La plupart des équipements datent de la période coloniale et nécessitent d’être remplacés. Au Burundi comme ailleurs dans les pays riverains du Lac Tanganyika, l’extension et la modernisation des ports constitue une urgence, renchérit notre confrère.

Le journal la voix de l’enseignant revient sur le temps scolaire. Les huit heures de cours sont un lourd fardeau pour les élèves, écrit-il.

Avec un ventre creux, sous une chaleur étouffante, les élèves peinent à suivre correctement les cours programmés à la huitième heure. A en croire les enseignants des écoles de la ville de Bujumbura, il arrive que les enfants s’évanouissent en plein cours. Pendant les dernières séances de la journée, les enseignants ne peuvent pas introduire une nouvelle leçon ou donner une évaluation.

Mais il y a une astuce chez certaines écoles privées, en vue de ne pas surmener les élèves. Elles ont pris la décision de dispenser les cours samedi au lieu de huit heures de cours par jour. Ce surmenage n’est pas seulement ressenti par les élèves. Même les enseignants disent qu’à la huitième heure de cours, ils sont à bout de force et ne peuvent pas conduire correctement la leçon.

L’agence Net press écrit sur la visite des évêques catholiques du Burundi aux réfugiés de Mahama, c’est à l’Est du Rwanda, près de la frontière avec la Tanzanie. La visite a eu lieu le 08 novembre.

Ces évêques qui étaient dirigé par Mgr. Joachim Ntahondereye du diocèse de Muyinga, avaient un message d’amour à ces réfugiés burundais selon toujours l’agence en ligne. Au cours de la messe célébrée sur le lieu, Mgr Ntahondereye a promis que l’église va faire tout ce qui est en son pouvoir pour que la paix revienne, afin que les réfugiés puissent rentrer dans le pays.

L’agence burundaise de presse revient sur le processus en cours pour le remplacement des commissaires de la commission vérité et réconciliation, qui ont quitté leurs postes. Ils sont au nombre de trois, et c’est l’assemblée nationale qui va bientôt procéder à leur remplacement.

Le porte-parole de cette institution a déclaré jeudi qu’une commission chargée de ce travail est déjà mise sur pied. Le dépôt des candidatures est prévu du 10 au 23 novembre. La CVR comprend 11 commissaires dont au moins 4 femmes et un membre de la communauté Batwa.

La communauté de blogueurs Yaga est revenue sur le nouveau décret régissant le tambour burundais. Autrefois source et vecteur d’unité nationale, le tambour divise dans la société burundaise depuis quelques jours. Et pour cause, le nouveau décret avec l’article qui interdit aux femmes de s’approcher de ce patrimoine culturel.
Des émissions y ont été consacrées, des articles ont été rédigés dans la presse locale, parfois même internationale. Le débat s’est aussi invité sur les réseaux sociaux où il a été encore plus virulent. À voir le débat qu’a suscité ce décret et « les contestations-manipulations-désinformations » qui s’en sont suivi, personne n’a mis en contexte le décret, soutient le billet qui estime en fin de compte que, interdire aux femmes de battre le tambour ne devrait pas diviser.




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