Contributions populaires pour les élections de 2020 : Les partis politiques divergent


Le ministère de l’intérieur a organisé ce mardi une réunion d’échange et d’information à l’intention des responsables des partis politiques. Il était question de discuter de la situation sociale, politique et sécuritaire dans le pays. La contribution de la population burundaise pour les élections de 2020 a dominé le débat. Des réactions fusent.



Par: Isanganiro , mercredi 22 novembre 2017  à 16 : 48 : 45
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Presque tous les intervenants , plus d’une dizaine sont revenus sur les contributions de la population pour le rendez-vous électoral de 2020. Certains leaders des partis politiques disent ne pas comprendre le bien-fondé de ces contributions. Nestor Girukwishaka de la coalition Amizero y’abarundi déclare qu’un fonds y relatif est bien prévu dans le budget de l’Etat exercice 2017. « Si justement un fonds est prévu pour ce rendez-vous électoral, ne serait-il pas bon de voir comment laisser cette population qui ne parvient pas à nourrir les familles, et chercher cette contribution ailleurs ? »

Alors que ceux qui plaident pour la contribution de la population avancent les sanctions de certains pays partenaires du Burundi, Aloys Baricako, président du parti Ranac (Ralliement national pour le changement) garde l’espoir que même les blancs aiment des institutions élus démocratiquement, et qu’ils vont appuyer les élections. En revanche, « on devrait voir comment alléger la souffrance de nos pauvres burundais. » Un peu plus loin, le numéro un du Ranac ira jusqu’à lâcher, doucement : « Les habitants vous aiment, mais ils risquent de vous abandonner de par ce que vous leur demandez ».

Le mot « pauvreté » est sorti plus d’une fois de la bouche de ceux qui protestent contre les contributions de la population pour le grand rendez-vous de 2020. Mais l’argument est loin de convaincre le président du parti présidentiel, le Cndd-Fdd. Evariste Ndayishimiye, son secrétaire général, estime que les burundais devraient faire leur le programme électoral.
« Pourquoi attendre que le blanc contribue pour les élections et pas nous » ? se demande-t-il, avant d’ajouter : « Je croyais qu’un étranger viendrait nous appuyer à partir de ce qu’on aurait déjà donné ».

Des politiciens qui feraient sourde oreille quand on parle de contribution populaire, M. Ndayishimiye les compare à ceux qu’il qualifie de PDC d’il y a bien des années au Burundi. « Il y a des politiciens PDC de 1961, précise le secrétaire général, qui ont combattu l’Uprona en faveur de la Belgique. Il y a aujourd’hui des gens qui ne veulent pas que le gouvernement existe ».

Comme pour marquer un clin d’œil aux autres responsables politiques présents, le secrétaire général s’interroge : « Est-ce qu’ils voient ce qui se fait en Somalie et en Libye ? Je pense qu’on devrait être conscient. Ces élections, ce sont les nôtres », martèle-t-il.
Comme l’indique le ministre burundais de l’intérieur, Pascal Barandagiye, un projet d’ordonnance ministérielle en rapport avec les contributions électorales est déjà disponible. « Ce n’est pas si lourd pour la population », dit-il.




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