Redéploiement des enseignants : des mesures d’accompagnements s’avèrent indispensables


Depuis l’année 2010, et à chaque début d’année scolaire, des enseignants changent de lieu de travail à travers l’exécution d’une opération dite de redéploiement pour que les écoles accusant un déficit en personnel enseignant puissent en avoir.



Par: Isanganiro , vendredi 24 novembre 2017  à 13 : 55 : 44
a

Cette opération du ministère de l’éducation est en soi salutaire. Cependant, les lamentations ne manquent pas. Ici, ce sont des enseignants qui se plaignent d’avoir été muté loin de leurs familles, là bas, d’autres aussitôt redéployés affirment avoir été remplacés par des nouveaux. Ailleurs, ils affirment n’avoir pas pu trouver de logement ; d’autres encore disent payer doublement le loyer.

Ces inquiétudes sont de natures diverses, mais les difficultés ne sont pas ressenties de la même manière. Ceux qui se plaignent le plus sont ceux qui partent d’une province à une autre, ou d’une commune à une autre parce qu’ils doivent payer cher le transport pour se rendre à leurs postes d’attache, ruinant ainsi leurs maigres économies. Du coup, une des conséquences constatées, c’est une démotivation de certains enseignants, un manque d’engouement qui se répercute sur la qualité de leurs prestations et celle des compétences que doivent acquérir les apprenants. Les parents et les élèves déplorent de voir un trimestre, deux, même toute une année scolaire se terminer sans que certaines matières ne soient vues, à cause du manque d’enseignants.

Néanmoins, il faut reconnaitre le bien fondé de ce processus : la carence en enseignants dans certaines écoles du pays se résout progressivement, les nouveaux enseignants se familiarisant petit à petit aux nouvelles conditions de travail.

Le constat est que malgré la politique de redéploiement, toutes les écoles ne sont pas aujourd’hui nanties en personnel enseignant. Ici on se pose la question de savoir quand la solution à ce problème puisque, l’année scolaire continue son cours. Ne faudrait-il pas penser à exploiter les compétences des enseignants diplômés en quête d’emploi sans doute disponibles sur le marché et ainsi diminuer le malaise des certains personnels redéployés. En tout état de cause, un constat est à dégager au regard de cette situation : l’opération de redéploiement a besoin d’être accompagnée par d’autres mesures, pour la qualité de l’enseignement tant recherchée.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

185 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Rumonge : À quand les factures de l’électricité ?



a

Bubanza : pandémie du paludisme



a

Muyinga : halte à la démographie galopante



a

Chômage : des députés souhaitent des conventions d’embauche à l’étranger



a

Urbanisme : OBUHA, au service des villes burundaises



a

Assemblée nationale : la réinsertion des enfants de la rue jugée peu productive



a

Bujumbura : grogne des taxi-vélos membres de la Sotavebu



a

Bujumbura : introduction d’un nouveau cahier de ménage



a

Karusi : une mère et ses trois enfants accueillis au bureau du CDFC



a

L’Aïd el-Fitr : les leaders appellent à l’unité des musulmans à l’approche des élections de 2020





Les plus populaires
Muyinga- Les élèves de l’ECOFO fiers des sections et filières choisis pour l’enseignement après le collège,(popularité : 10 %)

L’ISTEBU valide la stratégie nationale de la statistique 2016-2020,(popularité : 6 %)

Le centre d’assistance intégrale pour les victimes des violences sexuelles moins connu à Muyinga.,(popularité : 6 %)

Le Burundi se dote d’un premier centre de traitement d’Ebola,(popularité : 5 %)

SOS : Manirakiza Donatien avec sa langue gonflée depuis sa naissance,(popularité : 5 %)

Muyinga : halte à la démographie galopante,(popularité : 5 %)

Les hépatites, maladies infectieuses dont plusieurs catégories de gens courent un risque ,(popularité : 5 %)

Urbanisme : OBUHA, au service des villes burundaises,(popularité : 4 %)

Bubanza : HONYORA UKARABE, un dispositif pour le lavage des mains ,(popularité : 4 %)

UB : des étudiants demandent la scission de la faculté Groupe science,(popularité : 4 %)