Doing Business : Le Burundi Meilleur réformateur économique, mais toujours insatisfait




Par: Désiré Nimubona , jeudi 12 avril 2012  à 16 : 54 : 49
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Le Burundi est parmi les grands réformateurs dans le domaine de l’investissement, selon la ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Victoire Ndikumana, dans des cérémonies de lancement du rapport de Doing Business 2012, ce mercredi matin à Bujumbura.

« C’est grâce à ces réformes initiées et mises en application que le Burundi a pu obtenir un meilleur classement "Doing Business 2012" en passant de la 181ème position au monde en 2011à 169ème position pour 2012 », a précisé la ministre Ndikumana.

Des experts et leaders, de la Communauté Est Africaine, y compris le Secrétaire Exécutif, Richard Sezibera, la représentation de la Banque Mondiale, et les organisations régionales africaines en matière économiques s’étaient donné rendez-vous à Bujumbura pour deux jours échangeant sur des stratégies à adopter pour l’ensemble de la région de l’Afrique de l’Est pour avoir un bon classement dans les prochains rapports de Doing Business.

Mais qui sont ces réformes ?

Le Burundi se trouve parmi les grands réformateurs en matière de protection des investisseurs. « Le Burundi se positionne comme la seule économie de l’Afrique de l’Est qui a protégé les investisseurs », selon ce même rapport.

En plus, selon toujours ce rapport, le Burundi a lancé la nouvelle loi sur les entreprises depuis 2011, de même que le Rwanda, un autre avantage dans le sens du classement dans le rapport de Doing Business.

Dans l’exercice 2010/2011, seuls le Burundi et le Rwanda ont montré de grands progrès dans la réforme au niveau de la collecte des taxes.

Le Burundi insatisfait, malgré les progrès

La ministre du Commerce, Industrie et Tourisme a fait savoir que le Burundi cherche encore à mieux faire en matière de facilitation des investisseurs au Burundi et bien d’autres choses pour faire venir beaucoup d’investisseurs.

« Notre objectif est le classement par deux chiffres » a souligné la ministre Victoire Ndikumana à la presse, évoquant l’envie de voir le pays classé parmi les 99 premiers pays réformateurs au monde.

Alors que le Burundi a enregistré une croissance de 4.9% en 2011, il s’attend à une croissance à deux chiffres, c’est-à-dire au delà de 10% jusqu’en 2014, une croissance qui serait effective grâce à l’investissement dans les domaines des minerais, de l’exportation du café et du thé, ainsi que la mise en application du CSLPII, un cadre de Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, deuxième génération.

Au niveau de l’Afrique de l’Est, des défis énormes sont toujours signalés comme l’a indiqué la ministre du Commerce, Industrie et du Tourisme, Mme Victoire Ndikumana, lors des cérémonies de clôture des activités ce mercredi dans l’après-midi.

« La réunion a indiqué que les pays ont des défis à relever. Vous avez ciblé l’électricité comme un grand défi dans le développement de notre région, des projets intégrateurs devraient être prioritaires dans ce secteur, a ce sujet nous sollicitons nos partenaires du développement de nous appuyer substantiellement », a souligné, Mme la ministre Ndikumana.

Elle a indiqué que le commerce intra-régional et sa contribution dans le monde sont de loin insignifiants, malgré les multiples potentialtés de la sous-région.

La ministre estime que, pour faire sortir la population de la sous-région du gangrénage de la pauvreté, le secteur privé a du pain sur la planche, notamment en passant par la conjugaison des efforts, la seule capable de constituer des économies à grandes échelles, en vue de prendre part dans des économies à échelle planetaire.




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