La protection de la réserve naturelle forestière de Bururi ; une expérience réussie


Plus d’une dizaine d’associations regroupant les riverains de la Réserve Naturelle Forestière de Bururi qui la détruisaient autrefois militent actuellement en faveur de sa protection. Leurs membres affirment avoir compris le bien-fondé de protéger cette richesse naturelle dans laquelle on dénombre plus de dix sources d’eau potable.



Par: Isanganiro , mercredi 3 janvier 2018  à 16 : 19 : 47
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Au total, 12 associations des riverains de la Réserve Naturelle Forestière de Bururi participent dans la protection de cette réserve. Elles aménagent des pépinières de diverses sortes d’arbres à distribuer gratuitement à la population, elles entretiennent les limites de la réserve et tracent des pistes et sentiers pour faciliter la tache aux touristes qui veulent explorer divers coins de cette réserve. Ces associations prennent le devant pour éteindre les incendies criminels quand ceux-ci y sont déclarés : moins d’un hectare de cette forêt a été réduit en cendre la dernière saison sèche contrairement aux saisons qui ont précédé.

Christian Ndacayisaba, représentant l’une de ces associations dénommée « Twitezimbere »regroupant les Batwa du chef-lieu de la province Bururi, reconnait que leurs anciennes pratiques de vivre en détruisant cette réserve ont complètement changé : alors qu’ils vivaient au départ de l’extraction du moellon, du sable et du bois de cette réserve, ils aménagent des pistes et sentiers et entretiennent les limites de cette aire protégée. Ces activités leur procurent du pain quotidien (2500fbu/jour /personne) et une épargne de 1500 fbu/jour/personne, laquelle épargne a procuré à ces Batwa une parcelle à bâtir d’un hectare à 5,7millions de francs burundais retirés de leur épargne d’environ 15millions de francs burundais réalisée depuis mi-mars 2017.

Léonidas Nzigiyimpa, responsable des aires protégées dans le sud du Burundi qualifie d’inédit que les Batwa s’achètent une propriété foncière de leur propre argent. Il informe qu’un partenaire est déjà disponible pour les soutenir en tôles, en ciment, en portes et en fenêtres et paiera même les maçons à la seule condition que ces Batwa se fabriquent des briques. Cette expérience de protection réussie à Bururi selon Nzigiyimpa est celle-là qui doit être appliquée dans la protection d’autres réserves du Burundi actuellement sous pression anthropique.




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