Revue du 14 avril 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , lundi 16 avril 2012  à 08 : 08 : 50
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Dossier assassinat d’Ernest Manirumva : Arc-en-ciel écrit que l’homme d’affaire Hilaire Ndayizamba est sur le point d’être sacrifié.

Depuis son arrestation, Hilaire Ndayizamba a toujours cherché tous les moyens possibles pouvant le disculper. Après avoir échoué au niveau de la société civile et les médias, le dernier recours fut de chercher des moyens pour joindre son ancien agent de sécurité Gilbert Havyarimana en exil qui a accepté avoir participé à l’opération de capture et d’assassinat d’Ernest Manirumva. Ainsi pour décharger son ancien patron ils ont inventé un scénario d’inculper certaines personnalités.

L’agence Net Press écrit de son côté que la vérité sur l’assassinat de Manirumva est loin d’être connue.

Ce pessimisme émane des organisations de la société civile engagées dans ce dossier. Pour elles, toutes les pistes proposées n’ont pas été explorées. Ces organisations ne s’attendent plus au jugement qui déterminera les assassins et les commanditaires du meurtre de feu Manirumva.

Les raisons avancées sont notamment l’incompétence du tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura de convoquer certaines personnes impliquées dans ce dossier suite au privilège de juridiction. Il s’agit des généraux qui doivent comparaître devant la cour suprême, des colonels pour la cour d’appel.

Arc-en-ciel écrit aussi sur ce qu’il qualifie d’hypocrisie belge face aux crimes commis au Burundi.

Il s’agit de manifestations organisées par certains parlementaires belges accompagnés de plusieurs membres de la société civile à Bruxelles pour réclamer la justice pour Ernest Manirumva. Certains habitants de Bujumbura disent que ces manifestants ont répondu à une sollicitation de la société civile burundaise sans comprendre parfaitement les tenants et les aboutissants de l’affaire.

Arc-en-ciel se demande le pourquoi de ces manifestations, surtout qu’avant cet assassinat, beaucoup de crimes ont été commis parfois avec la complicité de la Belgique, sans que de telles manifestations ne soient organisées. Les exemples cités sont l’assassinat du prince Louis Rwagasore et ses deux enfants et l’assassinat du président Melchior Ndadaye.

Les restes de Mwambutsa IV bientôt rapatriés de la Suisse ; l’hebdomadaire Iwacu affirme avoir là-dessus des informations fiables.

Ces restes arriveront à Bujumbura le 23 de ce mois. Le père de Charles Ndizeye sera enterré dignement à Muramvya deux jours après.

Agathon Rwasa coupé même de sa famille.

Iwacu écrit que les siens s’inquiètent déjà pour sa sécurité parce que personne n’est au courant de son nouveau pays d’exil. Depuis son départ au mois de juin 2010, poursuit l’hebdomadaire, l’ancien chef rebelle n’aurait pas fait signe de vie.

Le Renouveau du Burundi écrit sur les chevauchements qui s’observent entre l’OBR et les communes au niveau de la perception des taxes communales.

Les contribuables se plaignent toujours qu’ils paient des taxes à l’office burundais des recettes et aux percepteurs des taxes communales. Le directeur du département des finances communales au ministère de l’intérieur dit que l’OBR a l’intention de récupérer l’impôt sur le revenu locatif car étant mal recouvré. De plus, rares sont les communes qui se sont déjà essayé à recouvrer cet impôt.

Sans système de certification des minerais d’ici la fin de 2012, le Burundi ne pourra pas les vendre, écrit l’agence burundaise de presse.

Le Burundi a d’énormes problèmes de moyens financiers, techniques et humains en matière de certification de minerais burundais. Cela a d’énormes conséquences sur le pays.

Le directeur des mines et carrières au ministère de l’énergie et des mines dit que si on n’arrive pas à mettre en place le système de certification d’ici la fin de 2012, on ne pourra pas vendre le minerais et on sera d’avance dans l’embargo. Ce directeur dit qu’actuellement il y a des minerais qu’on ne peut pas vendre parce que l’acheteur exige des scellés et des étiquettes qu’on n’a pas.

Pour les fonctionnaires appauvris, il n’y a plus de sots métiers. Le bimensuel Syfia Grands Lacs écrit qu’au nord du Burundi, les petits métiers jusque là réservés aux non instruits ne sont plus dédaignés des fonctionnaires, contraints de compléter leurs salaires.

Aujourd’hui ceux de Ngozi embrassent tous ces métiers autrefois méprisés pour compléter leurs salaires insuffisants. Les conditions de vie de ces agents de l’Etat sont de plus en plus précaires, tous les prix ayant fortement augmenté, alors que les salaires n’ont pas suivi la même évolution. Fini donc les complexes, l’essentiel est de joindre les deux bouts du mois.

Filles de ménage écolières grâce à leurs employeurs.

Le journal syfia grands lacs écrit qu’à Bujumbura, certaines familles qui emploient de très jeunes filles venues des campagnes suite à la pauvreté et la famine, les réinscrivent à l’école. Elles les prennent en charges comme leurs propres enfants, leur donnant ainsi l’espoir d’un avenir meilleur.




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