Le journaliste correspondant d’Isanganiro à l’Est dans le viseur du gouverneur de Ruyigi


Le gouverneur de la province Ruyigi interdit au correspondant de la station Isanganiro de donner toute information concernant sa province. Cette mise en garde lui a été signifiée au cours d’un entretien qu’il a eu avec le gouverneur ce mercredi matin. Jean Claude Nshimirimana est accusé de troubles à l’ordre public . A l’origine, un reportage sur les contributions supplémentaires pour les élections de 2020 qui sont en train d’être exigées aux enseignants.



Par: Isanganiro , mercredi 7 février 2018  à 14 : 42 : 46
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Jean Claude Nshimirimana a été interpellé ce mercredi 7 Février par le gouverneur après avoir fait un reportage la veille sur les contributions supplémentaires aux élections. Ces dernières sont en train d’être exigées au personnel de l’ enseignement dans cette province par des directeurs d’écoles.

L’entretien de Jean Claude Nshimirimana avec le gouverneur enfermé dans son bureau n’a duré que 30min à partir de 9heures. A la sortie de son interpellation, le journaliste correspondant de la radio Isanganiro est soumis à des conditions du gouverneur. Selon Abdallah Hassan, à partir de ce mercredi, Jean Claude Nshimirimana n’a plus le droit de donner toute information depuis sa province faute de quoi il encourt un emprisonnement.

Ce journaliste accusé de troubles à l’ordre public dans l’exercice de son métier lui a été également exigé de présenter au gouverneur, les enseignants qui se sont opposés à la collecte de contributions en plus des retenus sur salaires. Alors que le gouverneur de Ruyigi explique que, dans son reportage, le journaliste a dit qu’il s’agit d’une contribution forcée,Jean Claude Nshimirimana a expliqué que nulle part n’est mentionné ni prononcé le mot "forcé".

Contacté, le gouverneur de cette province, même si, il n’a pas voulu accorder une interview à notre station, Abdallah Hassan justifie que le reportage du journaliste correspondant qui a été diffusé ce mardi vise à déstabiliser le pays. Car, explique-t-il, aucun responsable des services de sa province n’a été consulté par le journaliste, qui , aujourd’hui, est obligé par le gouverneur de révéler ses sources. Le gouverneur de la province Ruyigi qui dit être déterminé à se pencher sur de tels cas dans sa province, ne nie pas qu’il y a une collecte des contributions supplémentaires exigées au personnel enseignant. Le gouverneur Abdallah justifie qu’une telle opération a été accomplie dans le ministère de l’intérieur dont il ressort et qu’il a lui-même donné sa contribution.
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