« La loi a été respectée », dit le directeur de la radio Isanganiro


Sylvère Ntakarutimana indique que le correspondant de la radio Isanganiro dans la province de Ruyigi a traité de manière professionnelle le reportage qu’il a produit sur la collecte des contributions supplémentaires aux élections de 2020. C’est au moment où le gouverneur de cette province lui avait interdit de donner des informations en provenance de Ruyigi. De son côté, l’assistant et porte-parole du ministère de l’intérieur appelle l’administration a bien collaborer avec les journalistes.



Par: Isanganiro , vendredi 9 février 2018  à 16 : 49 : 46
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Tout avait commencé quand Jean Claude Nshimirimana, correspondant de la radio Isanganiro à l’Est du pays, a été convoqué par le gouverneur de Ruyigi. Cette convocation faisait suite à la diffusion d’un reportage parlant de la collecte des contributions à l’endroit des enseignants de Ruyigi pour les élections de 2020. Abdallah Hassan, gouverneur de Ruyigi aurait taxé Jean Claude de « trouble à l’ordre public » dans sa province. Il aurait même ajouté que ce journaliste n’aurait plus le droit d’exercer à Ruyigi.

Comme réaction, le directeur de la radio Isanganiro n’y va pas par quatre chemins. Sylvère Ntakarutimana explique que la loi a été respectée. « A voir la manière dont est construit le reportage, il a tout fait pour chercher toutes les versions ». Il insiste en ajoutant que le respect de l’éthique et la déontologie du métier de journaliste doivent être la base de tout reportage produits par les journalistes.

L’interdiction d’exercer le métier de journaliste par le gouverneur de Ruyigi à l’endroit de Jean Claude a été accueilli comme un « coup de poignard ». « On considère cela comme un refus de la part du gouverneurd’informer la population sur tout ce qui se passe dans sa province », dévoile le directeur de cette station de radio. Pour lui, c’est regrettable que le gouverneur n’ait pas pu réagir sur ces propos alors que la rédaction l’avait cherché.

Sylvère Ntakarutimana a indiqué avoir porté ce litige au niveau du Conseil National de la Communication (organe de régulation des média) pour que son journaliste soit rétabli dans ses droits. Pour lui, l’administration locale a le devoir de protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier en vue de développer le pays.

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Thérence Ntahiraja, Assistant du ministre de l’Intérieur et porte parole

Même son de cloche du côté de l’assistant du ministre de l’intérieur. Thérence Ntahiraja explique que l’administration locale doit « bien » collaborer avec les journalistes. « A titre d’exemple, si les administrateurs ont déjà produit des rapports,, ils font recours à des journalistes pour qu’ils soient portés à la connaissance de la population cible. Cela témoigne l’importance de chacun ». Pour Ntahiraja, l’administration et le journaliste doivent travailler main dans la main.

Du côté du président de la CNIDH , la liberté de presse doit être assurée au Burundi. Jean Baptiste Baribonekeza précise que cette liberté doit se soumettre au respect de la sécurité du pays. Le numéro un de cette commission a promis de suivre de près la question du journaliste correspondant de la radio Isanganiro à l’Est du pays.




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