Le chef coutumier d’Ubwari réclame sa population réfugiée à Rumonge


En déplacement dans la ville de Rumonge cette semaine, le chef coutumier d’Ubwari en République Démocratique du Congo demande à ses habitants réfugiés dans la ville de Rumonge de regagner leur patrie. Kisesa Mvano Katamiya explique que la paix est revenue et qu’il est urgent de reconstruire leur région.



Par: Isanganiro , lundi 19 février 2018  à 08 : 53 : 49
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Depuis mardi 13 février 18, Kisesa Mvano Katamiya, chef coutumier d’Ubwari, a visité la ville de Rumonge. L’objectif de cette visite, a expliqué Kisesa, était d’appeler les réfugiés congolais vivant en clandestinité dans la ville de Rumonge de regagner le bercail. Selon ce chef coutumier, la paix se rétablit dans la presqu’ile d’Ubwari tombée sous le contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) depuis le 30 janvier 18, une date coïncidant avec le repli des combattants Mayi Mayi dont certains ont fui vers Rumonge.

Kisesa informe que plusieurs villages sont vides d’hommes après la fuite des congolais vers le Burundi surtout via le port commercial de Rumonge. Plus de 3000 réfugiés congolais dans plus de 7000 enregistrés congolais n’ont pas regagné les camps de réfugiés mais sont restés clandestinement dans la ville de Rumonge.

C’est à cette catégorie de réfugiés congolais irrégulièrement installés dans la ville de Rumonge que Kisesa lance un appel vibrant pour qu’ils rentrent chez eux vaquer à leurs activités habituelles. Selon ce chef coutumier, ils n’ont pas à s’inquiéter de leur sécurité ou de se faire arbitrairement arrêtés une fois retournés chez eux. Katamiya dit qu’il ne peut pas y avoir de chef sans population. Il fait savoir qu’il est au courant de mauvaises conditions économiques dans lesquelles ils se trouvent. Pour cela, des navires de transports sont loués à ceux qui voudront rentrer.

Dans une rencontre avec le gouverneur de Rumonge ce jeudi 15 janvier 18, il a été accordé à ces réfugiés congolais de la ville de Rumonge seulement dix jours à partir de ce jour pour rentrer chez eux. Au-delà de cette date, s’ils sont attrapés, personne ne viendra plaider en leur faveur, a déclaré Kisesa au terme de cette rencontre.




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