Le parti FNL tire la sonnette d’alarme contre la vie chère au Burundi




Par: Désiré Nimubona , mercredi 18 avril 2012  à 10 : 48 : 06
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Le secrétaire général du parti Front National de Libération aile Emmanuel Miburo, Jacques Bigirimana, se montre inquiet de la cherté de la vie de ces derniers jours au Burundi.

Dans une interview de ce mardi matin à Bujumbura, Mr Bigirimana a souligné que le pays devrait plutôt protéger les récoltes contre les exportations illégales vers les pays voisins.

Selon lui, des commerçants collectent la récolte aux yeux des administratifs et l’acheminent vers les pays voisins.

« Nous ne voulons plus voir des camions qui transportent le riz au Zaïre ou au Rwanda », a-t- déclaré.

Jacques Bigirimana pense que le Burundi ne devrait plus laisser l’exportation de sa récoltevers les pays limitrophes comme le Rwanda ou la Tanzanie qui, selon lui, n’autorisent pas la sortie de leurs vivres vers d’autres pays dont le Burundi.

En plus, a-t-il ajouté, le Gouvernement devrait supprimer des taxes sur des vivres qui entrent au Burundi, pour alléger la souffrance de la population burundaise qui fait face à un manque criant d’aliments.

Il faut aussi, selon le secrétaire Général du FNL, faire appel à la communauté internationale de venir en aide aux populations actuellement souffrantes, suite au manque de nourriture ces derniers jours.

Le parti FNL, aile Miburo, s’inscrit en faux contre ces cadres de l’Etat qui ne veulent pas payer des impôts sur leurs revenues (IPR). Jacques Bigirimana a indiqué que tous les hommes sont égaux devant la loi, et que le payement de l’IPR pour chaque citoyen devrait être une obligation pour tout le monde, sans exception aucune.

Le Burundi connaît actuellement une inflation de 24.5%, et les prix des produits vivriers continuent à grimper chaque jour.

Un commerçant de Makamba sous couvert d’anonymat a souligné que dans une période de trois moins le prix du haricot a presque doublé passant de 650F à 1200F.

A Bubanza et Cibitoke, on rapporte que les tomates et oignons qui étaient produits en grande quantité dans ces localités sont acheminés vers d’autres pays, un phénomène qui se passe aux yeux de l’administration à la base qui assiste impuissamment.

Notons que plusieurs organisations de la société civile et des syndicats ont initié une campagne contre la vie chère, il y a quelques mois, et demandent au Gouvernement de supprimer les taxes sur des denrées alimentaires qui viennent au pays.

Ces organisations et syndicats demandent également que les hauts cadres de l’Etatt payent l’impôt sur salaire, et que le Gouvernement mette en place un cadre de dialogue à travers lequel des questions en rapport avec la cherté de la vie devraient être analysées.




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