Agriculture : Vers la « redynamisation » cotonnière au Burundi


Dans une réunion des pays exécutant le projet Cotton Victoria appuyé par le Brésil, les participants se penchent sur la croissance de la production cotonnière. Le ministre de l’agriculture et de l’élevage a reconnu la forte diminution de la production cotonnière. Le Directeur Général de la COGERCO estime que le faible rendement est dû aux défis auxquels fait face la culture cotonnière.



Par: Isanganiro , vendredi 23 mars 2018  à 11 : 17 : 10
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Les délégations de trois pays dont celle du Burundi se réunissent pour la 2ème fois à Bujumbura du 19 au 23 mars 2018 pour échanger sur le développement de la culture cotonnière. Dans son discours d’ouverture de la réunion de 5 jours, le ministre de l’agriculture et de l’élevage reconnait la faible production du coton qu’enregistre le Burundi. Déo Guide Rurema salue l’initiative de l’Agence Brésilienne de Coopération qui tend à redynamiser cette culture commerciale au Burundi. Il explique que cette forte diminution de coton est justifiée par plusieurs facteurs dont la réduction des superficies de réserves cotonnières.

Les délégations tanzaniennes et Kenyanes espèrent apprendre beaucoup au cours de cet atelier.

Le Directeur Général de la Compagnie de Gérance du Coton (COGERCO, en sigle) fait savoir que le coton est confronté à de nombreux défis au Burundi dont la réduction de réserves cotonnières « Juste après l’indépendance, les superficies cotonnières étaient autour de 9 mille hectares mais sont aujourd’hui estimées à 3 mille hectares », regrette Monsieur Nahimana. Pierre Claver Nahimana explique que cette réduction a été causée par de terres cotonnières spoliées pendant la crise qu’a connue le Burundi. Toutefois, ce directeur affirme qu’il y a d’autres terres qui ont été prises par des projets publics.

Selon la COGERCO,le travail de récupération de terres cotonnières est en cours. Cette entreprise d’exploitation cotonnière semble ne pas jeter l’éponge. Pierre Claver Nahimana, directeur général de ladite compagnie, révèle que plus de 1500 hectares sont en train d’être réclamées avec l’aide de la Commission Nationale de Terres et autres Biens. « Nous sommes en train de récupérer toutes les terres prises illégalement à travers la CNTB dans le but de redresser le secteur cotonnier », rassure Pierre Claver Nahimana.Il ajoute que le projet « Cotton Victoria » appuyé par le Brésil va relever la production cotonnière.

Une première réunion d’échange sur le secteur cotonnier via le projet « Coton Victoria a eu lieu à Nairobi du 17 au 21 en juillet de l’année dernière.




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