Revue de presse du 14 Avril 2018




Par: Isanganiro , dimanche 15 avril 2018  à 14 : 14 : 16
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Les mendiants et les enfants en situation de rue seront bientôt chassés des centres urbains. L’agence burundaise de presse revient ici sur la réunion qu’a tenue le ministre ayant les droits de la personne humaine dans ses attributions à l’intention des acteurs impliqués dans la résolution de la problématique des enfants en situation de rue et les mendiants.

Ces derniers se manifestent aussi bien en mairie de Bujumbura qu’en provinces. L’opération de retrait devra se faire en même temps dans tout le pays. Le retrait de cette catégorie de personnes est motivé par quatre raisons selon encore l’ABP : la place de l’enfant n’est pas dans la rue ; laisser ces enfants en situation de rue et les mendiants peut être une source d’insécurité ; c’est une obligation du gouvernement d’assurer la protection de tous les enfants ; mais aussi c’est un moyen d’assainir l’image des centres urbains.

L’hebdomadaire Iwacu estime pour sa part qu’il faut d’abord s’attaquer aux causes dans ce processus de réinsertion des enfants en situation de rue et des mendiants. Il revient sur le propos de David Ninganza, le représentant légal de l’ONG locale SOJPAE.

Entre autres mobiles qui ont poussé dans la rue ces catégories de personnes, il y a des enfants orphelins ou ceux dont les biens ont été spoliés par les familles qui les hébergeaient. Des enfants maltraités par leurs marâtres ou ceux qui ont fui la pauvreté. Il y a également des veuves, des handicapés, des enfants et des personnes âgées délaissées.

Iwacu écrit également que Muramvya vient de passer près de cinq mois sans gouverneur. L’opinion s’interroge, mais le ministère de l’intérieur affirme qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer.

La nomination du nouveau gouverneur est pour bientôt selon Térence Ntahiraja, le porte-parole du ministère. La nécessité de passer au crible serait à l’origine de ce retard. M. Ntahiraja évoque aussi que cette nomination pourrait avoir traîné pour qu’elle puisse être faite concomitamment avec les autres, probablement en cours.

SOS pour nos hippopotames. La communauté de blogueurs Yaga parle d’une espèce en danger.

Il y a beaucoup d’hippopotames qu’on trouve errant dans les quartiers de la ville de Bujumbura. L’explication de Samuel Ndayiragije, directeur général de l’Office burundais pour la protection de l’environnement, est simple : « Les zones jadis réservées aux pâturages des hippopotames sont actuellement exiguës, car occupées par des infrastructures. La construction de celles-ci ne respecte pas le code de l’environnement qui accorde 150 mètres de zone tampon à partir des rives des lacs ». La faim les pousse donc à se débrouiller. Résultat ? Aller le plus loin possible à la recherche d’herbe, même la journée.

Avec ce manque de pâturage, des combats entre ces animaux éclatent. Les plus forts veulent imposer leurs lois. Celui qui est vaincu doit quitter le troupeau pour aller se réfugier ailleurs ou errer seul ». Les appétits carnassiers des citadins ne sont pas en reste selon encore Yaga. Bonjour le braconnage ! yaga qui estime qu’un espace suffisant le long du littoral devrait être dégagé pour ces hippopotames. Les autorités devraient se montrer plus fermes et faire en sorte que la ville de Bujumbura cesse définitivement d’envahir la zone riveraine du lac. Le Burundi compte entre 500 et 600 hippopotames. Malheureusement, depuis 2016, 15 d’entre eux ont déjà été tués.

Où en est-on avec la Monnaie unique au sein de la communauté est-africaine ? Une interrogation du magazine Burundi Eco.

A côté de l’union douanière et du marché commun, l’instauration de la monnaie unique est l’autre étape décisive de l’intégration régionale des pays de l’EAC. Les chefs d’Etat des pays membres de cette communauté se sont convenus de la mise en circulation d’une monnaie unique dans cette zone à partir de 2024.

Il est difficile de comparer le Burundi aux autres pays de l’EAC de façon globale selon le magazine qui dit qu’il y a toute une série d’étapes exigées avant d’atteindre le stade de l’union monétaire. Un pays peut être avancé dans un domaine sans l’être dans un autre.

Le journal la voix de l’enseignant parle de recrudescence des violences sexuelles en milieu scolaire et laxisme de l’autorité.

Des enfants qui ont d’autres enfants ; un doublon sans protection. Des élèves qui échouent parce qu’elles n’ont pas accepté des avances de leurs éducateurs ; Des élèves engrossées au cours de leur scolarité puis, abandonnent leurs études pour élever l’enfant. Des élèves harcelées sexuellement puis chassées pour avoir osé dénoncer. C’est la situation au quotidien dans les écoles selon la voix de l’enseignant.

Aujourd’hui, ces cas deviennent légion alors que l’administration devient laxiste face à ces cas d’injustice sur les mineurs. Ce n’est qu’un iceberg, renchérit le journal qui parle de deux filles à Gahombo, en province Kayanza ; quatre à Bisoro en province de Mwaro, et une à Mweya en province de Gitega. Ces cas sont connus, dit-il, et font froid dans le dos quand on prend connaissance de leurs auteurs.




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