Droits l’homme l’homme : Le cimetière de Mpanda inondé


Deux zones du cimetière de Mpanda ont été inondées suite aux pluies qui se sont abattues sur Bubanza. Certaines tombes sont en démolition. Alors que l’administration locale projette en collaboration avec les services de santé pulvériser ces endroits, ceux qui y ont enterré les leurs sont interdits d’y arriver.



Par: Isanganiro , jeudi 26 avril 2018  à 10 : 45 : 14
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La première zone qui a été touchée par ces inondations se localise à droite de l’axe RN5 Bujumbura Cibitoke, un endroit exposé à la vue de tout passant. Dans cette partie, malgré l’état vétuste ce ces monuments, presque la majorité a été détruite par ces eaux de pluies et la zone se trouvant à l’intérieur de ce cimetière côté gauche de l’axe RN5. Selon l’administrateur de Gihanga Léopold Ndayisaba, les causes de cette eau stagnante sont les travaux de réhabilitation en cours sur la RN5. « Il y avait des anciennes buses qui étaient bouchées. Les eaux n’ont pas pu arriver dans le canal mais des actions sont en train d’être menées comme le traçage d’un canal qui pourrait évacuer ces eaux afin de sauver la population de ce village », poursuit l’administrateur communal de Gihanga.

Même si le premier coté est visible, la zone qui est à l’intérieur de ce cimetière, gravement touché selon les sources, est fortement sécurisé, ce qui plonge les familles qui y ont enterré les leurs dans le choc .Une personne qui était allé se rendre compte de la destruction de la tombe où se repose sa mère a été barré la route par des jeunes en tenue civile. « Quand je suis arrivé sur les lieux, j’ai été poursuivi par des gens en tenue civile. Ils m’ont interrogé pendant plusieurs heures me disant que je suis l’ennemi de la nation. J’ai été séquestré et j’ai de la rage dans mon cœur. C’est bien que cet endroit soit surveillé mais non par des gens qui nous intimident », déplore le jeune homme d’un air larmoyant.

Selon l’administrateur de Gihanga, interdire l’accès à cette zone à tout le monde est une mesure qui a été prise pour limiter la propagation des images des décombres sur les réseaux sociaux. Pour lui, l’urgence est de pulvériser ces endroits et de canaliser ces eaux.

Quant à la réhabilitation des tombes détruites, l’administrateur de Gihanga nous a signifié qu’il s’agit d’un travail que sa commune va accomplir en collaboration avec les familles des corps reposés dans ces zones inondés après la réunion entre l’administration communale et les entreprises des pompes funèbres .




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