Revue de presse 19 mai 2018




Par: Isanganiro , samedi 19 mai 2018  à 13 : 52 : 09
a

La date du 17 mai 2018 est entrée dans l’histoire du Burundi selon le journal Iwacu puisque le peuple burundais a exercé son droit civique en se prononçant par référendum sur la constitution amendée.

Ce journal rappelle dans son éditorial que dans l’histoire du Burundi, la période électorale a été, à maintes reprises, caractérisée par des violences politiques, des conflits. Mais en pages intérieures, notre confrère titre que le référendum constitutionnel a été paisible mais entaché d’irrégularités comme celles dénoncées par la coalition Amizero y’abarundi surtout en commune Rumonge dans les zones Kizuka et Minago où leurs mandataires ont été empêchés d’observer le déroulement du scrutin. Iwacu rapporte également qu’un député élu dans la circonscription de cette province pour cette coalition a dénoncé l’influence de certains présidents des bureaux de vote et l’arrestation arbitraire de leurs militants en commune Muhuta.

Le journal fait aussi remarquer que le référendum a eu lieu dans un contexte d’absence de mission internationale d’observation. Notre confrère écrit que la CENI indiqué qu’aucune mission étrangère d’observation n’a sollicité d’accréditation concernant le référendum. Le chargé de la communication et affaires publiques au sein de la communauté est africaine a, quant à lui, indiqué qu’en raison de circonstances imprévues, l’EAC ne devait envoyer de mission d’observation au Burundi.

L’opposition et la société civile critiquent la tenue de ce referendum dont l’objectif, disent –il, est d’enterrer définitivement les accords d’Arusha de 2000 qui avaient pourtant mis fin à la guerre civile qu’avait connu le pays depuis son indépendance, écrit Net Press . L’agence rappelle qu’en 2014, le gouvernement burundais avait essayé de retoucher la constitution via la chambre basse du parlement, un projet qui a été vite rejeté.

Pourquoi le taux de change des devises est en baisse ? S’interroge le journal Burundi Eco

Depuis quelques jours, la va- leur des devises chute sur le marché parallèle. Cependant, les causes restent méconnues. Les observateurs rapportent que cette chute serait due à la baisse de leur demande. D’autres parlent des injections de devises dans l’économie nationale.
Conséquences sur l’économie Nationale D’après Dr Bizimana, doyen de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion à l’Université du Burundi si le taux de change diminue c’est bénéfique pour les importateurs et pour les industries parce que, explique-t-il, il y a des indus- tries qui ne fonctionnent pas à cause de la pénurie de devises qui leur facilitent l’approvisionnement en matières premières. Bref, l’économie nationale se relève. Malgré toutes ces fluctuations, les prix des denrées alimentaires sur les marchés ne changent pas mais, au contraire, continuent à augmenter, rapportent certains consommateurs rencontrés sur les points de vente de certains produits.

Les jeunes diplômés n’ont pas d’engouement pour suivre la formation a l’Institut des cadres supérieur des cadres militaires ISCAM écrit L’agence burundaise de presse ABP.

Les raisons de cette démotivation chez les jeunes diplômés de la province Ngozi restent vagues. Pour les uns , rapporte ABP ; les conditions exigées , telles que l’ âge ne dépassant pas 25 ans , freinant beaucoup de jeunes qui terminent leurs études au-delà de cet âge . L’on cite également les difficultés liées au manque de documents administratifs, comme l’extrait du casier judiciaire et le diplôme d’ ‘ Etat. certaines filles quant a elles estiment que les délais de la formation à l’ISCAM sont plus ou moins longs.

Après les inondations, la solidarité prime

Le bloggeur de Yaga rapporte qu’après les inondations des 22 et 28 avril, les dégâts sont encore bien visibles dans les quartiers du nord de la capitale. Mais, note ce confrère, si les pluies diluviennes ont été la cause de beaucoup de malheurs, elles ont aussi déclenché un vaste élan de solidarité : repas partagés, paroles réconfortantes, des collectes de bénévoles venus de Kamenge, Ngagara, Kinama, Mutakura,… bref ,de presque partout , ce qui est vraiment impressionnant d’après notre confrère ,très heureux de constater que, dans un pays où sévissent les divisions, cette catastrophe a permis de resserrer les liens entre habitants. Tous s’unissent de façon solidaire, souriante et impatiente d’en faire davantage.

Le bloggeur de Yaga note que ce n’est pas la première fois qu’une telle belle action citoyenne est mise en place et rappelle aussi que lors des famines à Kirundo, tout le pays s’était mobilisé avec des collectes, que lors des pluies diluviennes des 9 et 10 février 2014 à Gatunguru, en plus des collectes, des concerts de soutien furent organisés et une solidarité pareille faisait notre joie. Et notre confrère de conclure que ce pouvoir du peuple, qui fait la différence quand les acteurs politiques peinent à relever le défi, est admirable.




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