Rupture de Bactrim : RBP+ s’inquiète


Depuis près d’un mois, le stock du service de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA à l’hôpital public de Rumonge n’offre plus de Bactrim. Ceux qui ont besoin de ces comprimés sont référés à des pharmacies et ceux qui n’ont pas des moyens financiers pour s’en procurer désespèrent. Orépa Ngendakuriyo, représentante du RBP+ en province Rumonge, demande au gouvernement burundais de rendre disponible ces comprimés avant qu’il ne soit tard.



Par: Isanganiro , dimanche 22 juillet 2018  à 11 : 31 : 58
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I.E est une séropositive de Rumonge depuis 6ans. Comme elle le témoigne, pas un seul comprimé de Bactrim dans le stock du service de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA à l’hôpital public de Rumonge et cela depuis un mois. « Pour le moment, tout ce qu’on peut avoir ce sont des ordonnances médicales qui nous sont données. On est obligé d’aller s’approvisionner en médicaments chez les privés. »

La recherche de ces médicaments est un exercice difficile pour ceux qui n’ont pas de moyens financiers pour s’en procurer. « Dernièrement, j’ai dû acheter le tiers de ma cure par manque d’argent. Je ne sais pas ce que je vais devenir quand ces 10 comprimés vont se terminer. »

Selon Orépa Ngendakuriyo, représentante provinciale du Réseau des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA à Rumonge, les Bactrim constituent la base de la consommation des antirétroviraux. « Le manque de ce médicament détériore la santé du patient. Deux à trois jours sans prendre ce médicament suffisent pour attraper la diarrhée et la toux aigue, les deux affaiblissant rapidement le malade et pouvant même précipiter sa mort », explique Orépa.

Elle est consciente que peu de membres de ce réseau à Rumonge sont à mesure de se procurer pendant longtemps du Bactrim et demande au gouvernement burundais via le ministère ayant la lutte contre le SIDA dans ses attributions de rendre disponibles les Bactrim avant que le pire n’arrive.

Dr Emile Nkurunziza, médecin chef de District sanitaire de Rumonge, contacté à ce sujet, dit qu’il est au courant de ce problème sur lequel il se dit incompétent de s’exprimer. Selon lui, toute question relative à ce problème est à poser au Programme National de Lutte contre le SIDA.




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