Droits de l’homme : Nouvelle contribution au nom de « solidarité locale » !


Le président de la République a décrété depuis le 11 Mai 2018 une journée dédiée à la solidarité locale. Cette journée est désormais célébrée le dernier samedi du mois de Juillet chaque année. Le ministre de l’intérieur réfute toute opinion allant vers la crise économique que traverse le pays le fait que le gouvernement a initié le programme de collecte des aides destinées aux vulnérables.



Par: Isanganiro , mardi 24 juillet 2018  à 18 : 35 : 51
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Le but de cette journée est notamment de collecter des moyens destinés à venir en aide aux vulnérables de nature diverse, recensés à travers toutes les communes du pays ; c’est aussi pour assister les victimes de catastrophes, mais également faire face aux phénomènes des enfants en situation de rue et mendicité. Ce décret présidentiel du 11 Mai 2018 dispose que les aides matérielles collectées au niveau des collines seront acheminées au niveau des communes. Les aides périssables seront directement distribuées aux plus nécessiteux de la localité de collecte.

Les aides financières seront acheminées vers un compte unique ouvert dans une banque commerciale, au nom de la journée de solidarité locale. Ce compte sera géré par un comité provincial d’organisation ; le dit comité sera composé de neuf membres provenant des ministères en charge de l’intérieur, de l’agriculture, des affaires sociales, de la gestion des catastrophes, et celui de la santé ; y compris les représentants des confessions religieuses, et un représentant d’une organisation humanitaire nationale la plus représentée dans le pays.

Le comité de gestion est également composé de cette manière au niveau communal. Le comité collinaire revient à la compétence de l’administrateur communal. Ces comités au niveau provincial, communal et collinaire seront mis en place respectivement par ordonnance ministérielle, décision du gouverneur et décision de l’administrateur communal. Il résulte de ce règlement qu’en cas de situation humanitaire d’urgence, les gouverneurs de provinces établiront les besoins à transmettre au ministère ayant l’administration territoriale dans ses attributions. Le comité provincial donnera des orientations stratégiques de mobilisation et de collecte des aides.

« Une journée qui n’est pas synonyme de la pauvreté extrême du pays », selon le ministre de l’intérieur.

Le ministre de l’intérieur trouve que si le président de la République a décrété cette journée de solidarité locale, cela ne veut pas dire que le pays traverse une grave crise économique. Pascal Barandagiye explique cependant que la production agricole des dernières saisons a été bonne. « Cela n’a rien à voir avec la crise économique. Pour preuve la récolte a été excellente pendant ces deux dernières années, avec la grâce de Dieu il y a eu de bonnes précipitations dans tout le pays. On ne peut pas vraiment dire qu’il y a une famine qui fait rage au Burundi », précise Monsieur Barandagiye.

Deux ministres du gouvernement : le ministre de l’intérieur et celui des droits de l’homme et de la solidarité demandent néanmoins aux comités communaux chargés de la distribution de ces aides aux vulnérables de le faire dans la transparence.




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