Revue de la presse du 11 Aout 2018




Par: Isanganiro , samedi 11 août 2018  à 11 : 20 : 56
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Nous ouvrons cette revue de presse par le secteur de l’éducation avec l’examen d’Etat 2018 émaillé des scandales : le journal La Voix de l’enseignant rappelle un directeur qui se déguise en élève pour passer les examens, une ministre qui s’introduit dans les salles de passation pour chasser les élèves qui n’ont pas coupé les cheveux jusqu’à la hauteur qui ne la satisfait pas, une élève qui profite de la pose entre deux séries d’évaluation pour accoucher ; autant d’insolites qui ont caractérisé l’examen d’Etat pour l’année en cours.

Dans sa parution de ce week- end, la voix de l’enseignant écrit également que la note obtenue en classe n’est pas un meilleur critère pour être homologué.
Il rapporte qu’à l’occasion de la passation de l’examen d’Etat édition 2018, des acteurs de l’éducation ont proposé que la note obtenue en classe ne soit plus additionnée à celle obtenue à cet examen pour attribuer l’homologation. Seule la note de l’examen d’Etat peut trancher, une idée appuyée par un directeur d’une école sous convention et par un représentant du syndicat des enseignants. Tous les élèves seraient évalués de la même façon.

Dans son édition spéciale consacrée au café, l’or « brun » qui domine les débats dans l’économie du pays , l’hebdomadaire socio-économique Burundi Eco traite différents sujets et répondent aux questions relatives à la place qu’occupe le café Burundais sur le marché international, les stratégies que le gouvernement et les projets de la Banque Mondiale ont adoptées pour développer la filière café au Burundi, sa prépondérance dans l’économie du pays et les moyens d’augmenter la production et d’améliorer la qualité du café exportable, l’état des lieux de la privatisation de ce secteur, les défis que rencontrent les producteurs , ainsi que l’appréciation par le producteur de sa rémunération, pour dire simplement le prix au producteur.

Economie toujours avec le journal Iwacu qui fait état des entreprises et emplois fictifs ; alors que le bilan de l’Agence de Promotion des Investissements, pour le premier semestre de cette année, annonce plus de 1500 entreprises et plus de 12.500 emplois créés, la désillusion est totale entre ces chiffres de l’API et la réalité, constate cet hebdomadaire. Selon ce confrère, un jeune entrepreneur regrette que qu’aucune institution financière n’accepte d’accorder des crédits aux entreprises naissantes. Le directeur de l’API s’en explique dans les colonnes d’Iwacu en précisant que cette agence n’a pas de budget destiné à financer les entreprises.

En politique, l’hebdomadaire Iwacu se demande si la messe de Kayanza a été dite, en faisant allusion à la rencontre des leaders des partis politiques et acteurs politiques qui s’est terminée par la signature d’une feuille de route pour les élections de 2020, mais qui est loin de faire l’unanimité, puisque, comme le rapporte ce confrère, pour l’opposition , rien n’est encore fait. Dans ce dialogue de sourd, quelle sera la position de Mkapa dont justement la question d’une feuille de route pour 2020 est à l’agenda, s’interroge encore cet hebdomadaire pour qui , l’opposition devrait faire sa propre feuille de route, la présenter, la défendre, lors du prochain round des pourparlers qui se profilent. L’éditorialiste du journal Iwacu espère que du choc des deux feuilles de route émergera une route vers des élections libres, transparentes et inclusives.

L’Agence Burundaise de Presse rapporte le lancement mercredi à Ruyigi par le président de la république du projet aux filets sociaux « Merankabandi » dont l’objectif est de fournir des transferts monétaires réguliers aux ménages qui ont des enfants de 12 ans au plus et qui vivent en situation d’extrême pauvreté et de vulnérabilité. L’ABP précise que ce projet prévoit d’atteindre 48.000 bénéficiaires, répartis dans 4 provinces à savoir Ruyigi, Karusi, Gitega et Kirundo, en octroyant à chaque ménage, tous les deux mois et sur une période de 2 ans et demie, une somme de 40.000fr bu.

Un crocodile est à l’agonie depuis des jours, emprisonné par un fil dans les eaux de la Rusizi, selon un bloggeur de Yaga. Son histoire est sortie des eaux du lac grâce à une photo publiée par l’administrateur du parc de la Rusizi sur Facebook, il y a plus de deux semaines. « Le fils de Gustave » (nom donné par une touriste française) a son cou enchainé par une corde de nature encore inconnue (filet de pêche ou câble métallique de braconnier) qui l’étrangle à petit feu. Notre confrère annonce que l’Office burundais pour la protection de l’environnement a récemment décidé de donner un coup de main dans le sauvetage de ce crocodile. Et si l’opération réussit et que la corde lui est enlevée, le crocodile sera examiné et soigné par les services vétérinaires.




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