Revue de la presse du 18 Aout 2018




Par: Isanganiro , dimanche 19 août 2018  à 07 : 32 : 16
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L’hebdomadaire Iwacu est revenu sur les événements sanglants de Ntega et Marangara, c’est dans les provinces de Kirundo et Ngozi au nord du Burundi, le 15 août 1988. Le devoir de mémoire, écrit-il.

Trente ans viennent en effet de passer après cette crise qui a endeuillé les deux communes ; hélas, la lumière n’est pas faite selon le journal. Des questions sans réponse demeurent notamment les responsabilités. Qui a fait quoi ; pourquoi et comment ?

Iwacu qui mentionne que dans une enquête menée il y a cinq ans, deux versions se transmettent entre générations : une affirme que des « extrémistes hutus se sont déchainés, froidement sur des innocents tutsi ». Une autre version raconte que les tutsi voulaient liquider les hutu comme ils l’ont fait en 1972 : « Nous avons pris les devants pour nous défendre, plutôt que mourir bras croisés ». La fameuse formule « provocation-réaction-répression », est évoquée.

L’agence Net Press rappelle que Ntega-Marangara n’est pas le seul dossier qui n’a pas été traité par la justice burundaise. Ceux des anciens présidents Melchior Ndadaye et Cyprien Ntaryamira notamment n’ont pas encore connu d’issue. La liste pourrait être longue selon l’agence en ligne car, l’impunité a été fortement enracinée dans l’esprit des juges et des politiciens burundais. Pour emprunter l’expression d’un politicien français, poursuit-elle, « qui veut noyer un dossier important crée des commissions ».

Le journal Iwacu est également revenu sur le cas d’un directeur d’école, qui s’est déguisé en élève pour passer l’examen d’Etat. Il s’agit de Benjamin Manirambone, directeur du lycée technique de Buterere. Il vient en effet d’être condamné à cinq ans de prison et dix ans de non exercice dans la fonction publique. Mais le journal la voix de l’enseignât estime que la peine n’est pas à la hauteur de l’infraction commise.

Les enseignants considèrent que l’acte posé dépasse une simple fraude, qu’il s’agit d’un sabotage du système éducatif burundais et d’un préjudice moral aux éducateurs. Ils s’attendaient à ce que l’accusé soit sanctionné d’une façon exemplaire pour décourager les cas de fraude des examens nationaux qui commencent à prendre une allure inquiétante.

Convention Orts-Milner : la Tanzanie serait-elle en train de flouer le Burundi ? Se demande la communauté de blogueurs Yaga. Un billet soutient que la convention qui a été signée le 30 mai 1919 entre la Belgique et l’Angleterre, anciennes métropoles du Burundi et de la Tanzanie, a vu le Burundi amputé du Bugufi et en contrepartie avoir des concessions dans les ports de Dar es Salam et Kigoma.

Cette convention semble être passée aux oubliettes et c’est le Burundi qui en sort grand perdant. Difficile de savoir selon Yaga, ce que savent, pensent ou encore ce qui est en train d’être fait par les différentes autorités concernées. Du ministère du commerce, bureau du commerce extérieur, au ministère des relations extérieures, bureau Afrique, en passant par le ministère des transports ou encore par l’autorité maritime, les différentes personnes interrogées semblent se refiler la patate chaude. Manque d’informations sur le dossier, réticences ou encore dossier sensible, il n’est pas facile de savoir, déplore le billet.

La Société Sucrière du Moso envisage l’extension des plantations de canne à sucre, mais aussi de l’usine.

La priorité est de satisfaire le marché local selon le magazine économique Burundi Eco. Pionnier de l’industrie sucrière du Burundi, cette société tient toujours debout malgré une conjoncture économique défavorable. La production du sucre a connu une évolution spectaculaire passant de 4657 tonnes de sucre en 1988 à plus de 20 mille tonnes en 2018.

Le pari n’est pas tout à fait gagné car, selon toujours notre confrère, la demande est toujours supérieure à l’offre. La SOSUMO devrait produire jusqu’à 35 mille tonnes de sucre pour satisfaire au moins les besoins de la population et abandonner l’importation du sucre qui lui fait dépenser plus de 10 milliards de FBu chaque année.

15 août 2018, les chrétiens catholiques venus de différentes provinces du Burundi ont célébré mercredi l’Assomption de la Sainte Vierge Marie. La fête était présidée par Mgr Simon Ntamwana, Archevêque de Gitega au Sanctuaire marial de Mugera.

C’était une ambiance de joie selon l’agence burundaise de presse. L’Archevêque de Gitega s’est réjoui d’une foule nombreuse venue de différents Diocèses pour se rassembler à ce Sanctuaire Marial. Il a invité les chrétiens à se laisser guider par la Sainte Vierge Marie dans leurs activités quotidiennes. Le président du sénat qui était présent dans ces cérémonies, a quant à lui invité les autorités de l’Eglise catholique à apporter leur soutien au processus électoral de 2020.




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