Le gouvernement dit ignorer le plan safisha, la société civile toujours inquiète




Par: Désiré Nimubona , lundi 12 septembre 2011  à 08 : 32 : 13
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Le gouvernement burundais n’est pas l’auteur du plan macabre de massacre ciblé des membres de l’opposition. Telles sont les déclarations du porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba joint par téléphone depuis Arusha en Tanzanie ce jeudi.

« Nous ne connaissons rien de ce plan safisha, » a déclaré le porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba, joint au téléphone.

Selon lui, ce plan serait pour les organisations de la société civile et des membres de l’opposition, qui selon lui, cherchent des motifs de noircir le gouvernement.

Des cas d’insécurité coutant des vies humaines sont signalés ici et là à travers le pays, mais le porte-parole du gouvernement souligne que depuis un certain temps, la justice burundaise juge des personnes appréhendées en rapport avec les assassinats et des attaques armées menées par ceux qu’il qualifie de malfaiteurs ou de bandits armés dans des plus brefs délais.

Philippe Nzobonariba vient de tenir des propos presque similaires aux propos tenus par le président de la ligue des jeunes "IMBONERAKURE" du parti présidentiel, Ezeckiel Nibigira, dans une conférence de presse ce mercredi à Bujumbura.

Il avait déclaré ne pas être au courant de « safisha », un plan qui viserait à éliminer des membres des partis de l’opposition burundaise et surtout ceux du parti Front National de Libération, FNL.

Cependant, ces tueries qui coutent la vie aux citoyens, semblent une grande préoccupation des ligues des droits de l’homme.

La Ligue des Droits de la Personne Humaine, Izere Ntiwihebure, vient de demander « au gouvernement de garantir le droit de tout un chacun de bénéficier d’une justice équitable ».

Dans un communiqué de presse rendu publique ce jeudi soir, cette ligue des droits de l’homme tient à rappeler que « la peine de mort a été abolie au Burundi et qu’aucun motif ne peut justifier la mise à mort d’un être humain, » lit-on dans ce communiqué.

Le même communique interpelle les membres des partis d’opposition à ne pas encourager la violence dans le pays

Ces propos interviennent après la mort de deux personnes membres du FNL tués par la police à Kinindo au début de cette semaine, et ailleurs partout dans le pays.

Les organisations de la société civile burundaise dont l’Aprodh viennent de dévoiler l’existence de ce plan safisha, soulignant même que des listes des gens à abattre existent bel et bien.




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