Revue de la presse du 1er Septembre 2018




Par: Isanganiro , dimanche 2 septembre 2018  à 07 : 21 : 09
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L’hebdomadaire Iwacu parle d’un deal dans un éditorial. Il revient sur deux événements politiques survenus cette semaine et qui de près ou de loin ont des liens. Il s’agit de la mise en place de nouveaux organes du Cnared et de l’élection de la nouvelle équipe de la CENI. C’est à la veille d’un nouveau sommet de dialogue externe, qui se pointe à l’horizon, et Bujumbura a accepté d’y participer.

Le choix du tout nouveau bureau exécutif du Cnared, une plateforme de l’opposition radicale, surtout en exil, a fait couler beaucoup d’encre selon notre confrère. L’élection de Jean Minani comme président sera interprétée par ceux qui s’y opposaient comme un deal entre Bujumbura et le parti Sahwanya Frodebu dans la perspective de réunifier les deux Frodebu. Iwacu renseigne que les dirigeants actuels du parti de Ndadaye auraient scellé un deal à l’insu de Frédéric Bamvuginyumvira, son représentant en Europe, en donnant la procuration à une personne qui a voté pour Dr Minani.

Des sources au sein du Cnared disent que ce dernier est favorable pour le dialogue alors que son rival y serait opposé. Et quant à la mise en place de la nouvelle équipe de la Ceni, la coalition Amizero y’abarundi propose que les commissaires proviennent des principales tendances politiques ; sinon elle s’interroge : sur quoi va-t-on alors dialoguer ?

Le magazine Burundi Eco est revenu sur la décision de la compagnie Kenya Airways, de réduire ses vols sur Bujumbura, passant de trois à un par jours. Elle vient mettre les bâtons dans les roues du développement du secteur du transport aérien selon l’hebdomadaire.

A l’heure où le monde aspire à de meilleurs services dans tous les secteurs, la restriction des vols d’une compagnie qui assurait le plus de rotations par jour dans le pays n’a pas sa place. En plus de la perturbation des voyages, soutient-il, la réduction des vols a grevé un montant considérable des entrées totales de devises dans le pays. Non seulement les agences de voyage en souffrent, mais aussi d’autres services sont concernés.

En province Bubanza, certains administratifs à la base se disent menacés par des brasseurs et des commerçants de boissons prohibées. L’agence burundaise de presse évoque l’exemple du chef de zone Musigati, qui affirme être sous menace de mort, parce qu’il est en campagne de lutte contre ces boissons.

Il n’y a pas deux mois selon l’agence, lui et deux chefs de collines sont tombés dans une embuscade qui a failli leur coûter la vie. Samedi 25 août, poursuit l’Abp, un groupe de gens de la localité ont emmené une femme chez le même chef de zone, la nuit, et lui exigeaient de l’accuser qu’il a tenté de la violer. Heureusement que les voisins ont volé à son secours.

La communauté de blogueurs Yaga parle d’un business qui n’enrichit personne : des pots de vin contre travail. La pratique n’est pas nouvelle, mais elle explose ces derniers temps. De jeunes chômeurs burundais recourent maintenant à la corruption pour décrocher du travail.

Un jeune licencié en droit par ici, qui passe trois années de chômage, et qui préfère débourser 2 millions de Fbu pour avoir du travail, en vain ; un économiste par-là, qui vend sa part de terrain afin de payer un individu qui lui a promis du travail, et qui attend toujours ; … Le billet estime que c’est simplement de l’argent gaspillé.

Les cas de jeunes qui se font arnaquer par des pseudos futurs employeurs sont légion à Bujumbura. Et le blogueur de Yaga de s’interroger : Pourquoi ne pas utiliser cet argent comme capital pour se créer de l’emploi et en créer pour d’autres ? Nous, jeunes Burundais présentons souvent le manque de capital comme obstacle à l’entrepreneuriat, alors que nous donnons des millions pour décrocher un potentiel boulot dans une institution publique. Il est temps de changer.

La même communauté Yaga écrit comme pour envoyer un message : « Dites à nos frères de la campagne que tous les citadins ne sont pas Bill Gates ». Certains d’entre vous ont déjà fait face à cette situation : de retour d’un séjour dans la capitale, les amis et connaissances restés « sur la colline » réclament cadeaux et autres faveurs. Mais qui leur a dit qu’à la ville l’argent se récolte sur les arbres ?

Vous débarquez à moto sur votre colline d’origine. Un endroit enclavé. Seule la motocyclette peut par ailleurs y accéder. Des mots mielleux, des flatteries vous accueillent : « Oh, ça faisait longtemps vraiment ! », « Comme tu as grossi ! ». En d’autres mots, si vous avez pris de poids, c’est le signe d’une vie aisée que vous devez leur partager. Histoire de vous mettre encore plus à l’aise, ils vous posent des questions sur votre santé, votre voyage, vos cheveux… Vous seriez tenté de croire que les Burundais sont le peuple le plus bienveillant du monde ! Mon œil ! s’exclame le billet.




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