Télécommunication : Des bureaux de LUMITEL presque déserts


Les employés de la société de télécommunication LUMITEL observent un mouvement de grève depuis ce jeudi 6 Septembre 2018.Parmi les revendications figure les contrats de travail. Coté direction générale de cette société, c’est silence radio.



Par: Isanganiro , jeudi 6 septembre 2018  à 15 : 17 : 12
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Le personnel d’une société de télécommunication fraichement implantée au Burundi a entamé leur mouvement de grève depuis ce jeudi. Devant le siège de la Téléphonie mobile LUMITEL se trouvant sur le boulevard de l’Uprona,il n’y avait personne dans la matinée de ce jeudi. Des ressources recueillies sur place nous ont indiquées que le personnel est en grève illimitée. Seuls les véhicules étaient garés dans la cour. La présence des chauffeurs a été remarquée ainsi que celle des cadres et le personnel d’appui.

L’impact de cet arrêt de travail était prévisible. Les clients ou les affiliés de LUMITEL qui demandaient des services au point de vente de cette téléphonie se dirigeaient vers sa Direction Générale. Là aussi le travail était limité au service minimum, les cadres de LUMITEL d’origine vietnamienne faisaient de mouvements de va et vient pour servir leurs clients.

Les points de vente de LUMITEL éparpillés dans différents coins de la capitale étaient fermés jusqu’à 9 heures. Les personnes qui y montent garde nous ont signifiés que les chefs de ces bureaux sont rentrés ce mercredi avec les clefs.

Vers 9 heures 30 les responsables de LUMITEL ont pris une option ; celle de défoncer les portes de ces points de vente pour enfin redémarrer les activités commerciales qui étaient au point mort.

L’on a constaté qu’au point de vente situé sur le boulevard Patrice LUMUMBA en bas de la Poste Centrale un petit nombre de travailleurs en provenance de la Direction Général de LUMITEL commençaient à servir les clients.
Les travailleurs de la téléphonie mobile LUMITEL indiquent qu’ils ont arrêté le travail suite au traitement injuste de la part du Directeur Général de cette téléphonie. Parmi les irrégularités ils dénoncent la non octroie des contrats et les avantages sociaux. Cela étant ces travailleurs de LUMITEL ont déjà saisi le tribunal de travail ; mais que des injonctions de ce tribunal à l’endroit de la Direction Général de LUMITEL sont restées lettre morte.

En province Gitega,au centre du pays, c’est le même constat. Au moment où les travailleurs de la compagnie de téléphonie mobile ont observé un mouvement de grève ce jeudi dans tout le pays, au bureau de Gitega seul un employé récemment engagé est en train de travailler. Selon le chargé des ressources humaines de cette entreprise à l’agence de Gitega, les autres employés se sont présentés mais ont aussitôt rebroussé le chemin. Dans la région centre composée de Muramvya, Mwaro, Ruyigi et Cankuzo, seul le bureau de Gitega était ouvert mais le service est au ralenti. Le personnel persiste et demande que leurs revendications trouvent solution.

En réaction, la direction générale de Vietel Burundi indique que le mouvement de grève déclenché ce jeudi a été observé en violation des articles 208 et 215 du code de travail qui interdisent tout mouvement de grève avant l’épuisement de tout moyens pacifique de règlement de conflit. Dans un communiqué de presse sorti le soir de ce jeudi, la direction générale parle d’un mouvement déclenché par un groupe de travailleurs qui pensent que leurs contrats de travail qui qui vont bientôt expirer ne seront pas renouvelés, influençant par conséquent les autres à agir ainsi. Pour ce directeur général, la grève a été déclenché avant les conclusions de l’Inspection générale du travail et d la sécurité sociale

300 travailleurs de LUMITEL sont en grève illimitée depuis ce jeudi. L’on n’a pas pu voir les hauts cadres de la Direction de cette téléphonie pour qu’ils en disent quelques choses. Au niveau du secrétariat l’on nous a répondu qu’ils n’étaient pas disponibles. Cette grève intervient après que ces travailleurs aient montré leur mécontentement en portant des uniformes noires pour réclamer ces contrats et indemnités , il y a environ deux mois.




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