La province Gitega décide d’enlever les pancartes de Nyambeho controversées


Dans l’après-midi de mardi, l’administration provinciale de Gitega, accompagnée par la police a procédé à l’enlèvement des pancartes qui avaient été érigées sur les fosses communes de Nyambeho en mémoire des victimes hutu de différentes crises qu’a connues le Burundi. La province signifie aux auteurs de ce symbole que l’érection de cette pancarte n’est pas autorisée.



Par: Isanganiro , jeudi 11 octobre 2018  à 17 : 42 : 09
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Dans une correspondance que le gouverneur de la province Gitega a adressée à un certain Nkinahamira Déogratias , chef de la mission nationale du collectif des survivants et victimes du génocide Hutu de 1972 en date du 28 Septembre, Venant Manirambona rappelait que l’implantation de telles pancartes comme monuments relève du gouvernement. Il avait ajouté que le représentant de ce collectif, avant de se lancer au projet devait passer par l’administration à tous les échelons pour s’entendre sur la faisabilité de ce travail.

Par la même correspondance, le gouverneur de Gitega prévenait qu’une fois le délai est dépassé, l’administration se mettra dans l’obligation de démolir ces pancartes dans l’intérêt de préserver la cohésion sociale. Venant Manirambona avait également souligné que les frais liés cette opération seront à la charge dudit collectif.

Cette correspondance accordait à ce collectif un délai de huit jours à compter du 27 septembre pour démolir lui-même ce monument ; un délai qui n’a pas été respecté. Mardi le 9 Octobre, se munissant d’une meuleuse, l’administration provinciale et la police se sont mis à découper ces pancartes en métal et les morceaux confisqués.

Ces pancartes qui dénonçaient le génocide des hutus en 1972, la première dans l’histoire du Burundi, avaient été implantées le 22 septembre par un collectif qui a été taxé par un autre dénommé "Collectif 1972 AA qui se réclame reconnu par la loi de travailler sans toutefois être reconnu par le ministère de l’intérieur. Pour Epiphanie Kabushemeye, porte-parole de la branche qui dit être légale, le symbole qui décorait ces pancartes dont un œil qui pleure n’honore pas les morts, a-t-elle déploré.




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