Revue de presse, 10 Novembre 2018




Par: Isanganiro , dimanche 11 novembre 2018  à 12 : 21 : 17
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L’hebdomadaire Iwacu est revenu cette semaine à la cinquième session de dialogue qui a été clôturée fin octobre à Arusha en Tanzanie. Dans un éditorial, il parle d’une opinion déboussolée.

Plus d’un se demandent ce que pourrait être la suite ; l’incertitude politique fait grandir les inquiétudes. Une opinion ne semble plus croire aux solutions qui viendraient des chefs d’Etats de la région, encore moins de la communauté internationale. Elle semble fatiguée, déboussolée. Depuis trois ans, poursuit Iwacu, le dialogue inter-burundais n’a marqué aucune évolution, du moins à l’extérieur.

Le journal Iwacu écrit également sur des tracts qui inquiètent à Rumonge et Nyanza-lac. Les habitants vivent dans la peur, depuis que des inconnus se réclamant d’un mouvement rebelle pour la défense de la démocratie ont laissé des tracts dans la nuit du 30 octobre.

Depuis le passage de ce groupe d’inconnus, un climat de suspicion règne dans les deux communes. C’est encore pire à Muhanda, renchérit notre confrère. Sur cete colline de la zone Buruhukiro en commune Rumonge, les habitants sont constamment sur le qui-vive. Ils guettent chaque geste. Les mouvements d’un visiteur sont surveillés dans les moindres détails. Mais pour tout, la police et l’administration rassurent, c’est une simple intimidation.

Le gouverneur provincial de Rumonge demande à la population de ne pas prêter oreilles à ces détracteurs. Que vous ne soyez pas distraite par ces agissements car, à l’approche des échéances électorales, c’’est le même mode de procédure. Il leur demande de redoubler de vigilance, faire preuve de solidarité, et ne jamais céder à la peur.

Faites gaffe au centre-ville de Bujumbura la nuit, prévient un bloggeur de Yaga, en raison d’une insécurité qui pèse sur les habitants de Bujumbura.

Le banditisme de toute sorte, les viols et les tortures se font remarquer. Paradoxalement, s’étonne-t-il, même les agents de l’ordre sont parmi les gens à craindre dans ces rues pendant la soirée, comme certaines de ses connaissances en témoignent ; ce qui fait du centre-ville, au-delà de 21h, un endroit désolé, propice à tous les maux.

Nos confrères de l’Agence Burundaise de Presse rapportent le vol d’un montant de 13 millions de francs burundais à la poste d’Ijenda la nuit du dimanche 4 novembre.

Un vol opéré de façon étonnante puisque la porte principale a été ouverte par les présumés voleurs qui ont pris le soin de changer le cylindre avant de progresser vers les guichets et prendre après ouverture des coffres forts : 5 millions au guichet numéro1, trois millions au guichet 2, et 5 millions chez le gérant. L’ABP rapporte qu’au moment où le soupçon pèse sur le personnel de cette agence de la poste, quatre agents, à savoir le gérant, son adjointe qui avait travaillé la journée de dimanche, une autre caissière et la sentinelle de nuit sont aux arrêts pour interrogatoire. Ce qui étonne plus d’un, écrit notre confrère, c’est que les coffres forts ont été ouverts et bien fermés, ce qui montre que les voleurs avaient des clés doubles.

Le Burundi régresse dans le classement Doing business. C’est le titre du magazine Burundi Eco, qui précise que le classement annuel du groupe de la Banque mondial sur la facilité de faire des affaires place le pays à la 168ème place, soit une régression de quatre places par rapport à l’année précédente.

Cette situation serait liée à un certain nombre d’indicateurs clés en baisse malgré les réformes entreprises. Les réformes et réglementations analysées couvrent essentiellement onze domaines, notamment la création d’entreprises, l’obtention des permis de conduire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs minoritaires, l’exécution de contrats, etc. le classement doing business édition 2018, place ainsi le Burundi à la 168ème position sur 190 pays dans lesquels les enquêtes sur l’environnement des affaires ont été menées.

Education : en mairie de Bujumbura, la direction provinciale de l’enseignement fait avancer de classe un élève qui a échoué en conduite. Le cas a eu lieu au Lycée Municipal de Buyenzi selon le journal la voix de l’enseignant. Et c’est en violation de l’ordonnance ministérielle fixant les conditions d’avancement de classe.

La direction provinciale de l’enseignement a intimé l’ordre à la directrice de cet établissement scolaire de refaire le bulletin d’une élève de la 7ème année pour qu’elle avance de classe, alors qu’elle avait un échec en éducation. La directrice a refusé, arguant que seul le jury de délibération a la compétence de changer la décision en rapport avec l’avancement ou non d’un élève. Face à ce refus, la direction provinciale de l’enseignement en Mairie de Bujumbura a décidé de faire avancer cette élève ailleurs, au Lycée de la CEPBU. Elle a obligé la direction de recevoir l’élève, sans conditions. Les enseignants des deux établissements réclament le respect de la loi.




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