Sous pression, le Gouvernement pourrait supprimer des taxes sur des denrées alimentaires




Par: Désiré Nimubona , samedi 28 avril 2012  à 10 : 48 : 33
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Le deuxième vice président de la république, Gervais Rufyikiri, a promis que le Gouvernement pourrait étudier la demande des députés de supprimer des taxes sur des denrées alimentaires, produits au Burundi ou importés, pour soulager la souffrance de la population qui manque de quoi mettre sous la dent.

Lors des questions orales à l’Assemblée nationale ce vendredi à l’hémicycle de Kigobe, la Commission permanente de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation qui avait confectionné des questions adressées au deuxième vice président de la république a fait savoir qu’elle a fait une descente dans les province de Makamba, Bururi, Cibitoke, Karusi, Muyinga, Kayanza et Ngozi et ont souligné que la vie de la population burundaise est, ces derniers jours, très difficile, à voir comment les prix augmentent d’une façon exponentielle.

Gervais Rufyikiri, a souligné que les causes de cette crise alimentaire s’explique par le fait que les méthodes agricoles sont restées les mêmes au fil des années depuis que le Burundi existe, ce qui occasionne une faible production et ainsi la flambée des prix.

"Au lieu de récolter beaucoup, un burundais récolte 2 kg de haricot sur un hectare alors qu’en Belgique la récolte s’évalue à plus de 300kg sur la même étendue," a-t-il souligné.

En plus, Rufyikiri a fait savoir que même la production laitière laisse à désirer. Il a déploré qu’une vache produit en moyenne de un à deux litres de lait par jour alors qu’ailleurs la vache peut produire jusqu’à 20 litres de lait.

A qui la faute ?

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Vue partielle des députés en session à Kigobe

Selon le deuxième vice président de la république Gervais Rufyikiri, il s’agit des gouvernements précédents qui n’ont pas investi dans l’éducation, dans la santé et surtout dans la production agricole.
Selon lui donc, le phénomène de vie chère n’est pas nouveau au Burundi, et il y a des mois comme avril et novembre qui sont traditionnellement des mois de crise alimentaire.

En plus, souligne le deuxième vice président de la république, les aléas climatiques et des gens qui mangent sans pour autant produire, ou travailler aggravent cette crise.

Gervais Rufyikiri a aussi déploré le fait que même la petite quantité produite est précipitamment vendue à bas prix, ce qui conduit la population dans la pauvreté pour le reste de l’année.

Les députés ont également évoqué des cas de corruption et malversations économiques qui empêcheraient aux investisseurs étrangers de venir au Burundi.

Rufyikiri de son coté a souligné que des mesures de découragement des corrompus et corrupteurs ont été prises sans pour autant faire des détails.

Ceci étant, les médias privés burundais continuent à faire le tour du Burundi pour s’enquérir de la situation.

A Kirundo, plus de 70 personnes sont déjà mortes suite au manque de nourriture, tandis que dans la province de Cibitoke, au moins 50 personnes sont mortes suite à la famine, tandis que 100 autres ont quitté leurs foyers pour se réfugier loin de leurs familles, craignant de mourir devant leurs enfants et épouses affamés.




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