Revue de presse du 24 Novembre 2018




Par: Isanganiro , dimanche 25 novembre 2018  à 08 : 53 : 43
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L’hebdomadaire Iwacu se demande si l’on va vers un nouveau cadre de dialogue. Après le fiasco du dernier round du dialogue inter-buurndais, les chefs d’Etats de l’EAC ont été pointés du doigt pour leur inefficacité.

Entre autres raisons selon Iwacu, le manque de convergence, le médiateur qui n’a pas eu été disponible, voire indifférent selon certains. Bref, le facilitateur n’a pas bénéficié de tout le soutien dont il avait besoin pour réussir sa difficile mission. Indirectement, soutient l’hebdomadaire, l’union africaine et les Nations Unies sont aussi impliquées. Iwacu revient un peu plus loin à une des recommandations du secrétaire général des Nations Unies dans son rapport soumis au conseil de sécurité le 15 novembre sur la situation au Burundi.

Il dit, je cite : « je demande à tous les partenaires régionaux et internationaux concernés, y compris les membres du conseil de sécurité, de participer à des débats de fond après la tenue, fin novembre, du sommet des chefs d’Etat de la communauté d’Afrique de l’Est, afin de faire le point et de décider ensemble de la voie à suivre », fin de citation.

Des voix demandent l’application stricte de la loi qui réprime les VSBG, violence sexuelles et basées sur le genre. L’agence burundaise de presse revient sur les propos d’un taxi motard qui a marre de ce qui est arrivé à sa sœur.

Ma sœur est tombée enceinte alors qu’elle était en huitième année fondamentale. Depuis ce jour, dit-il, elle reste à la maison pour s’occuper de son enfant, au moment où le père de l’enfant qui était également élève à l’époque, poursuit ses études. Il déplore que même si la dot a été payée, sa sœur est restée chez ses parents, et a dû abandonner l’école.

J’ai parfois l’impression qu’il y a un laisser-aller en matière de violences sexuelles et basées sur le genre, ajoute-t-il, tout en recommandant que la loi qui réprime ces violences soit rigoureusement appliquée. L’abp constate que le règlement des conflits liés aux VSBG par la communauté se fait souvent à l’amiable, mais estime que cette façon de faire devrait cesser.

Il y a école et … école ! Une bloggeuse de Yaga a été interpellée par les conditions dans lesquelles les enfants apprennent. Elle était de passage dans une école de l’intérieur du pays, précisément à Kayanza.

De jeunes enfants assis à même le sol, jambes croisées, d’autres, les jambes bien allongées. Pour les plus « fortunés » ; elle dit ici ceux qui ont des babouches, ces espadrilles servent de tapis pour éviter le contact froid avec le ciment. Certains élèves se courbent en dessinant dans leurs cahiers. Tous semblent fatigués ou angoissés…. Ces enfants, dont l’âge est compris entre 6 et 10, doivent apprendre à écrire.

L’enfance de la bloggeuse Bella lui revient en tête quand elle écrit : Rassurez-vous, j’ai eu droit à une scolarisation « digne ». Je me souviens de comment on apprenait à dessiner. J’ai honte en y repensant, maintenant que je vois la situation de ces jeunes enfants. On avait des bancs pupitres où poser et tourner ces cahiers. Mais ces petits chérubins, aujourd’hui en 2018, posent les cahiers sur leurs petites cuisses pour apprendre à dessiner leurs premiers chiffres et lettres. Je retiens difficilement mes larmes, renchérit-elle.

Le journal la voix de l’enseignant écrit pour sa part que malgré les actions positives déjà menées, de nombreux obstacles barrent toujours l’accès à l’éducation pour tous les enfants en âge de scolarité.

Ces obstacles s’expliquent essentiellement par la taille de la population en âge scolaire qui nécessite une mobilisation plus importante des moyens financiers pour la constructions de nouvelles salles de classes, acheter le matériel scolaire et recruter de nouveaux enseignants. Et comme le pays ne dispose pas de tous ces moyens, ces besoins ne sont pas comblés. Ainsi, les enfants en âge de scolarisation ne trouvent pas de place à l’école.

Pour faire face à tous ces défis, les spécialistes de l’éducation suggèrent notamment qu’il convient de s’attaquer au faible niveau de financement de l’éducation et de cibler les dépenses pour privilégier les méthodes qui améliorent l’accès à l’école de tous les enfants, particulièrement les plus marginalisés.

Le Burundi risque encore une fois de perdre une star

L’hebdomadaire Iwacu parle ici d’Adrienne Nahimana, la célèbre actrice du feuilleton Ninde, qui est en train de souffrir dans l’oubli total. Terrassée par la maladie, elle ne quitte plus sa maison et ne bénéficie pas de soins médicaux adéquats.

Rongée par le diabète et sans moyens de se faire soigner, Adrienne Nahimana est aujourd’hui l’ombre d’elle-même selon Iwacu. Affaiblie par la maladie et mal soignée, l’actrice reste clouée sur son lit chez elle, sur la colline Kabanga de la commune Giheta en province Gitega, cela depuis des mois. Tout ce qu’elle demande, ce sont des médicaments réguliers pour au moins soulager ses douleurs.




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