Revue de presse du 2 Mars 2019




Par: Isanganiro , samedi 2 mars 2019  à 12 : 28 : 10
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Nous débutons cette revue de presse par ce grand titre de l’hebdomadaire Iwacu : Un retour qui fâche. Il parle ici des militaires burundais qui devaient rentrer de leur mission de maintien de la paix en Somalie. La décision du Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine de réduire de 1000 les soldats burundais de l’Amisom a fait couler beaucoup d’encre.

On a observé au niveau de l’opinion une sorte de spéculation, de récupération politique, voire de chantage, écrit Iwacu. Pour Gitega et ses alliés, c’est une injustice, un affront, un traitement discriminatoire car « les mille militaires allaient provenir de tous les contingents contributeurs des troupes. » Par ailleurs, les autorités burundaises ont demandé la tenue d’un Sommet urgent des pays contributeurs de troupes dans la Mission de l’Union africaine en Somalie « afin de parvenir à une situation consensuelle et juste ». Pour les détracteurs du pouvoir de Bujumbura, soutient l’hebdomadaire, c’est un ballon d’essai car « une fois l’opération réussie, d’autres vont être retirés. »
Un peu plus loin, iwacu écrira que la logique du clash cède face à la force tranquille. Le retrait effectif de 1000 soldats burundais de l’Amisom sera le premier échec cuisant de Bujumbura dans sa logique du clash caractérisée par l’imprévisibilité de l’attaque.
L’hebdomadaire place un mot à travers la sagesse de Sun Tzu, stratège militaire chinois du VI siècle avant Jésus-Christ, qui a fini par prévaloir : « Si ton ennemi t’est supérieur, esquive-le ! S’il est colérique, irrite-le. Si tu es de même force que lui, bas-toi. Sinon, romps le combat et réévalue. »

Les centres d’enseignement des métiers font figure de parents pauvres. C’est une des titres du journal la voix de l’enseignant qui mentionne pourtant que le gouvernement avait prévu de construire un centre d’enseignement des métiers par commune.
Toutes les communes en disposent au moins un. Cependant, ce sont des centres qui ne sont pas fonctionnels. Pour cause, précise notre confrère, le manque d’équipements et de formateurs. Seuls quelques treize centres appuyés financièrement par l’agence de coopération belge, enabel, travaillent convenablement. Les recalés de la 9ème fondamentale ne se casent pas. L’hebdomadaire propose au gouvernement d’y mettre plus d’attention et d’effort. Les métiers c’est l’avenir de la jeunesse, renchérit-il.

A Kayanza, des jeunes développent un business inédit à partir des cornes. Les cornes de vaches jadis considérées comme des objets sans valeur sont au cœur du commerce des objets d’art selon Burundi Eco.
Les membres de la coopérative « Dushaze mw’ihembe » transforment les cornes de vaches en articles ménagers. Le magazine parle des assiettes, des sous tasses, gobelets etc.., les bijoux, essentiellement les boucles d’oreilles, les bagues et les bracelets, … ou encore des objets d’ornement. C’est un business qui s’est développé à partir des matériaux locaux délaissés. Le président de cette coopérative cité par le magazine, affirme que le métier sert de bouclier au chômage qui hante la jeunesse burundaise.

Les animaux du parc de la Ruvubu menacés par des braconniers ; alerte l’Agence Burundaise de Presse
Marc Nkundintwari, responsable de ce site touristique affirme que les différentes espèces d’animaux vivant dans le parc national de la Ruvubu sont sérieusement menacés.Et les buffles et les waterbook sont les plus visés, poursuit-il d’une manière hésitante, selon l’ABP.
Les agents, gardiens et guides ne sont pas écartés de cette criminalité. Quatre d’entre eux ont été déjà blessés, soit à la lance soit à la machette par les mêmes braconniers,raconte cette autorité du parc, avant de demander au gouvernement d’accroitre les effectifs des garde-parcs et des guides et de clôturer cette aire protégée pour réduire sensiblement les entrées des personnes étrangeres.Par conséquent, le nombre de touristes est très réduit,regrette Nkundintwari à travers l’ABP.
Le collectif de blogueurs Yaga écrit sur la vie des handicapés mentaux. Ces pauvres hères sont invisibles de tous, sans abris, moqués, craints, rejetés par les leurs et la société."Faut-il laisser leur vie dans les seules mains du destin ?", s’interroge notre consœur de Yaga.
A Ngozi,elle est surnommée Tantine , un sobriquet que lui ont collé les citadins. 50 ans et quelque chose, la dame est née comme tout le monde. Seule la terre l’a trahie. Toujours habillée en sacs de farine transformés en pagne, elle suscite pitié. Yaga décrit que la peau de cette femme souffrant de mentale est noircie par les conditions de vie inhumaines et qui dégage une odeur repoussante. Ehautaine et sans aménité, elle accoste les passants : « Mpa ijana ». (Donne-moi cent francs) en français. Toute somme d’argent est traduite par cent francs, chez elle,regrette le blog.
Yaga conclut que nous devons apprendre à considérer les maladies mentales comme étant guérissables et non une fatalité. Et appliquons-nous à intervenir pour leur accès aux soins de santé, et à un peu de dignité, interpelle-t-il.




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