« Vaut mieux prévenir que guérir »




Par: Isanganiro , vendredi 29 mars 2019  à 18 : 23 : 58
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Le lac Tanganyika est l’un des Grands Lacs d’Afrique, deuxième lac africain par sa surface après le lac Victoria, le deuxième au monde par la profondeur après le lac Baïkal, et le plus long lac d’eau douce du monde,un lac avec plus de 500 sortes d’espèces aquatiques.

Ce joyau dont les eaux sont partagées par 5 pays attire l’attention du monde.Il constitue une grande fortune pour le Burundi à travers les recettes issues du tourisme. Ce lac,c’est une source de vie. On parlera notamment du poisson qu’on ne trouve pas ailleurs,de l’eau consommée par les citadins de la capitale économique Bujumbura.Sur le même lac, s’effectue le transport des bien et des personnes.
Nonobstant, ce don divin est aujourd’hui menacé de pollution : les eaux usées des ménages et industries provenant de tous les coins s’y donnent rendez-vous. En outre,le lac Tanganyika est devenu le lieu d’aisance pour certains. On ne passerait pas sous silence les constructions anarchiques le long du lac Tanganyika en violation des codes de l’eau et de l’environnement. La pollution progressive des eaux du Lac a de nombreuses conséquences tant sur les burundais,la faune que sur le pays.
Le cas le plus parlant est le captage de l’eau propre par la Régideso qui se fait aujourd’hui à une distance de plus de 3 kilomètres alors que jadis cette eau était captée à 800 mètres.

Plus d’un estiment que la réduction de la production de poissons serait due à la pollution du lac Tanganyika alors que les amis de la nature ne cessent de crier.
Actuellement, l’on assiste aux hippopotames qui sortent du Lac à la recherche de pâturages, ces aires étant devenues désertes et d’autres abritent des constructions anarchiques. Une situation qui se présente ainsi malgré l’existence de lois environnementales et des institutions chargées d’y veiller.

En fin de l’année dernière ;la chambre haute du parlement avait recommandé la démolition d’infrastructures illégalement érigées au bord du lac Tanganyika,comme il a été fait dans le passé non lointain. Une certaine opinion s’interroge : pourquoi la parole n’a pas été jointe à l’acte ?

En dépit de ces menaces contre le lac Tanganyika,de bonnes initiatives sont à noter.C’est entre autres le traitement des eaux usées par les industries et hôtels avant de les déverser dans le lac. Mais visiblement, pas assez.

Si rien n’est fait pour revaloriser cette merveille,quid du lendemain ?Les burundais, n’achèteront-ils pas de l’eau à leurs voisins.ça serait déshonorant de voir un jour ;mais ce n’est pas notre souhait, les burundais puiser de l’eau par exemple à leurs voisins de l’Ouest.

L’on fait juste un clin d’œil, l’on est pas décideur. Mais polluer le lac Tanganyika, n’est-ce pas couper la main qui te nourrit ? Il est grand temps que ce patrimoine tant national, régional, qu’international soit protégé.

Le lac nous parle, écoutons ce qu’il dit ! Car « Vaut mieux prévenir que guérir »,dit le romancier Johann von Goethe.




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