Les déplacés de guerre ne sont pas disposés au retour sur leurs collines d’origines




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 22 mai 2012  à 17 : 54 : 33
a

« Le gouvernement doit se convaincre de sa responsabilité d’assurer une protection des déplacés plutôt que d’user de tous les moyens pour les chasser par force. Il doit aussi respecter leur libre consentement quant au retour dans leurs foyers. » Ce sont les propos du Pr Vénant Bamboneyeho, président de l’association AC Génocide Cirimoso, dans une correspondance rendue publique le 21 mai de cette année sur la problématique des déplacés intérieurs éparpillés à travers le pays.

Dans cette correspondance en effet, le président de cette association s’inscrit en faux contre l’objectif du président de la Commission Nationale Terres et autres Biens, CNTB, de vouloir faire regagner les déplacés de la guerre de 1993 dans leur milieu d’origine contre leur gré.

Pour ces déplacés, nombre de difficulté constituent aujourd’hui des entraves pour le retour des déplacés dans leurs collines d’origine.

Selon lui, les auteurs des crimes qui ont endeuillés le pays font la pluie et le beau temps actuellement. Ils ne s’inquiètent pas de la justice. Les rapports des ONG dénoncent aujourd’hui des cas d’assassinat commis par ceux là qui sont payés pour les prévenir à travers le pays, selon toujours le Pr Vénant Bamboneyeho.

Il a indiqué que le gouvernement de Bujumbura affiche une volonté de traiter la problématique de la justice transitionnelle hélas sans tellement d’évidence.

« La vérité et la justice restent les piliers de la réconciliation et de la création d’un climat apaisé au Burundi, » a-t-il souligné.

Le président de l’AC Génocide, Pr Vénant Bamboneyeho a dit que les autorités devraient se rappeler qu’il lui revient de créer des conditions propices au retour librement consenti dans la dignité et la sécurité.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

392 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » !



a

Télécommunication : Des bureaux de LUMITEL presque déserts



a

Droits de l’Homme : Des effectifs pléthoriques dans les prisons du Burundi



a

Droits de l’homme : Le Burundi dans la persistance des violations de droits humains selon l’ONU



a

Le parquet général met en place une commission d’enquête sur le carnage de Ruhagarika



a

Buta : 21 ans après l’assassinat des 40 séminaristes



a

Justice :Un militant du parti au pouvoir condamné à 3 ans de prison pour tenue de propos haineux



a

Droits l’homme l’homme : Le cimetière de Mpanda inondé



a

Kayanza : 5 ans de prison ferme contre une dizaine d’enseignants de Murambi



a

Dossier PARCEM, « l’affaire loin d’être terminée »





Les plus populaires
Attaques de Cibitoke : Une famille reconnait son fils « victime d’exécution »,(popularité : 3 %)

MAHOPA : fuite ou enlèvement ?,(popularité : 3 %)

Les 28 putschistes comparaissent en audience publique,(popularité : 3 %)

Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » ! ,(popularité : 2 %)

Muyinga /CVR Les agents de déposition sont déjà désignés sur les collines,(popularité : 2 %)

Burundi : Il faut cesser de harceler les avocats et les journalistes ,(popularité : 2 %)

Evaluation de la situation des droits de l’homme à Genève en janvier en 2013 ,(popularité : 2 %)

Trois leaders de la société civile portent plainte contre Rema FM au CNC,(popularité : 2 %)

Le nouveau locataire de Mpimba n’est qu’ une goute d’eau dans l’océan,(popularité : 2 %)

Le procès de Gatumba : Des cadres de la police dans la ligne de mire de la défense,(popularité : 2 %)