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Une main militaire invisible serait aussi un frein dans la politique Burundaise




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 29 mai 2012  à 16 : 26 : 04
a

« Au niveau de la CNIDH , nous apprécions la récente décision du gouvernement de Bujumbura relative à la détaxation des produits alimentaires mais nous serions davantage contents si des mesures concrètes seraient aussi prises pour briser l’impunité » ce sont les propos de Jean Marie Vianney Kavumbagu ce mardi au cours d’un café de presse sur les enjeux autour du financement du cadre stratégique lutte contre la pauvreté ,CSLP2 attendu en octobre de cette année que le Parcem , parole et action pour le réveil des mentalités avait organisé à l’endroit de la société civile, de l’administration et des bailleurs de fonds pour le Burundi.

Dans son travail « Le sens et l’impact des rapports sur les droits de l’homme » , Le PR Siméon Barumwete a montré que depuis la chute du mur de Berlin l’aide en Afrique est toujours conditionnée par la situation des droits de l’homme.

Il a inventorié certaines des causes qui constituent au Burundi des tares pour la démocratie. Il s’agit de la banalisation de la violence, du mauvais fonctionnement de l’appareil judiciaire, de l’absence de la culture démocratique caractéristique de nos dirigeants, de l’inadéquation culturelle de la démocratie en Afrique et au Burundi en particulier.

Tous ont convergé pour dire que l’impunité est le grand mal dont le Burundi souffre. « Si les individus n’ont plus confiance dans les institutions l’Etat n’existe plus » a-t-il indiqué.

De la part de ces hommes, telles sont certaines que le Burundi devrait améliorer pour bénéficier de l’aide surtout parce que même sur de 800 miliards de francs bu que l’Union Européenne avait promis pour l’année écoulée, il a bénéficié moins de 20% a indiqué le président de Parcem.

Le conseiller politique de la délégation de l’union européenne, Pavel Pinkava a indiqué la revendication les droits de l’homme revient d’abord aux Burundais eux-mêmes. La sécurité des citoyens, Les droits de l’homme sont aussi les conditions de vie des burundais. « j’ai entendu le président de la république dire que d’ici 2025 le Burundi sera un pays dans lequel on ne parlera plus pauvreté. Je ne sais pas si cela est vrai mais j’attends. » A-t-il indiqué.

« Le pouvoir politique peut aussi se trouver ailleurs que dans l’organigramme reconnu. Mais les autorités reconnues par la loi sont toujours les premiers à être comptables des effets de cette situation, » c’est la réponse du professeur Siméon Barumwete à la question du journaliste Innocent Muhozi selon laquelle le Burundi fait aujourd’hui face à des difficultés de gouvernance parce que les vrais gouvernants de ce pays sont des militaires qui jouissent d’une grande responsabilité pourtant formellement invisible.




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