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Les "non-dit" du rapatriement controversé des restes du corps de MwambutsaIV :
Opinion d’Emmanuel Ndayirukiye ; Rohero ; Bujumbura-Burundi

Par : Administrateur , mardi 29 mai 2012  à 18 : 25 : 35
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Le Burundi se prépare à célébrer avec éclat, dit-on, le 1er Juillet 2012, le 50 ème Anniversaire de son Indépendance. C’est pratiquement dans la foulée que le public a appris la décision du Gouvernement du Burundi de rapatrier la dépouille de l’avant-dernier Souverain, chassé de son trône par le coup d’état militaire du 28 Novembre 1966, ayant vécu jusqu’à sa mort (1977) en Suisse (où il a été enterré), dans l’abandon, et la solitude de l’exil, après avoir vu décimer sa descendance.

L’évènement consiste à exhumer et rapatrier, non pas, comme on l’écrit à tort (sauf par euphémisme) “le corps” de l’illustre défunt il y a 35 ans, mais ce qui en reste. En effet, du corps, il n’ y a sûrement plus comme trace que quelques ossements. Mais là n’est pas le fond du problème. Il y a surtout que ce rapatriement vient créer une polémique superflue, dont les Burundais auraient pu être épargnés, et pour cause. Il ne manque pas de susciter quelques interrogations sur son opportunité et, surtout,le choix de sa date. Qu’est-ce donc qui fait courir le Burundi,est-on tenté de se demander. Excès de patriotisme, sincérité des intentions du pouvoir ou, au contraire, une hypocrisie qui cache mal la chasse effrénée à une autre source de profit (potentiel) pour les gestionnaires (tous échelons confondus) de tels évènements ? La vérité, pour le moment difficile à savoir, n’est pas très éloignée (y compris) de cette dernière hypothèse, voici pourquoi.

1.Une décision improvisée pour un enterrement (solennel) ”par défaut”

Jusqu’au mois d’Avril dernier, la nouvelle annoncée au public était, plutôt le projet du Gouvernement d’exhumer en vue de l’inhumation “dans la dignité” , de la dépouille de NTARE V, le dernier Roi du Burundi, assassiné, en pleine jeunesse, lors du second coup d’état par, récidive, de MICOMBERO ( 1972), qui tira un trait définitif sur la monarchie.Pourquoi l’opinion burundaise en général n’a-t-elle pas été informée ou préparée d’une manière ou d’une autre à un évènement aussi important et sensible ? Dans un pays comme le BURUNDI, largement acquis désormais à la forme républicaine du pouvoir et où chacun sait le prix payé par des générations entières pour en arriver là où il en est aujourd’hui, il n’est pas certain que la majorité de nos concitoyens, si on leur demandait leur avis, ait été convaincue de l’opportunité de ce rapatriement et des cérémonies grandioses conséquentes en préparation.

Première hypothèse : Est-ce, donc, l’échec de la mission scientifique belge de recherche qui a déclenché cette nouvelle opération non programmée initialement ? La tombe de (NDIZEYE) NTARE V n’ayant pas été localisée, a-t-il fallu se rabattre, par défaut sur l’exhumation de son père MWABUTSA IV,facilement localisable ?. Tout laisserait le croire puisque, avant les recherches des restes du corps de NTARE V près de Gitega, peu de Burundais effet avaient entendu parler du projet de rapatrier la dépouille de lex-Roi MWAMBUTSA IV.Dès lors, on peut se demander : si les recherches avaient été concluantes et que les restes de l’ex-jeune Roi aient pu être retrouvés, le Gouvernement aurait-il fait exhumer et (ré-)enterrer en même temps deux anciens Rois, ou n’aurait-il plus été question de rapatrier la dépouille de l’ex-Roi MWAMBUTSA IV au Burundi ?

2.Une opération coûteuse,sans transparence.

Seconde hypothèse : Les recherches visant à retrouver les restes du corps de l’ex-Roi NTARE V à Gitega ayant échoué, alors qu’un financement extérieur avait déjà été obtenu, notamment du Royaume du Maroc, y avait-il risque que le Gouvernement, perde la face à l’égard de son”bienfaiteur” et de devoir justifier éventuellement pourquoi il s’est laissé financer pour un enterrement royal qui n’aurait finalement pas lieu ?

Note. Burundi News, faisant référence à la démarche d’une proche de l’ex-famille royale, Esther KAMATARI,opposée à ce transfert, vient de livrer l’information qui suit (v. article publié le 22 Mai 2012) :”Nous sommes aujourd’hui dans l’impasse. La dépouille a été exhumée et ne peut pas quitter le territoire suisse car un procès a été intenté. Il faudra attendre que la justice suisse se prononce pour que la dépouille soit inhumée ou prenne le chemin vers Bujumbura… Entretemps, l’argent des Marocains pour les formalités en Suisse liées à la dépouille hante les esprits. Certains commencent à crier au détournement, d’autres le réclament pour s’en mettre plein les poches... (A suivre)”…

En toute franchise, je n’avais pas cette information au moment d’écrire ces lignes, mais il y a coïncidence entre l’information ci-dessus et mes propres interrogations ! En effet, si l’opération de rapatriement de la dépouille était infructueuse, quelle que soit la raison, et s’il se vérifiait que l’argent “donné” par le Royaume du MAROC n’avait finalement pas été utilisé pour ce à quoi il était destiné, il n’y a presque pas de doute que l’Etat du BURUNDI s’achemine, tout droit, inexorablement, vers une affaire judiciaire retentissante devant une Instance internationale en vue de l’obliger à rembourser cet argent (peu importe le montant !)indûment "donné" avec, en perspective, des coûts énormes pour notre pays ! Plus grave encore, ce ne sera plus une affaire, ni sous (ou de) l’actuel Gouvernement, ni même sous l’actuel régime, mais de l’Etat du BURUNDI tout court, En effet, la pérennité de l’Etat demeure, tandis que les Gouvernements, conjoncturels et temporaires par nature, se forment et s’en vont,parfois en laissant à l’Etat de lourdes dettes contractées à son détriment et ayant pour source de l’ l’argent dont il n’a même pas vu la couleur. C’est la pire hypothèse où, sincèrement, pour mon pays, je préférerais plutôt me tromper !

3.Une opération “kamikaze” (financièrement) et un fardeau trop élevé pour le peuple Burundais.

Le rapatriement de la dépouille royale, suivie d’une commémoration grandiose du 50ème Anniversaire de l’Indépendance, a un coût trop élevé et est en contradiction fragrante avec la situation économique de notre pays.

Alors que le BURUNDI, peut-être même plus que d’autres pays comparables, notamment dans la sous-Région, est confronté à de graves difficultés économiques et parvient à peine à nourrir correctement sa population, l’organisation de cérémonies grandioses,donc coûteuses, est un acte irrationnel. De la part du Gouvernement, cela relève de l’absence de réalisme et d’une certaine éthique politiques car il y a, visiblement, un manque de discernement entre l’accessoire et l’essentiel.

En plus de la donation obtenue du Royaume du Maroc pour couvrir les coûts d’exhumation, de transfert de la dépouille, de son inhumation, etc.le budget national est aussi fortement mis à contribution, à concurrence de plusieurs centaines de millions FBU.Encore qu’il n’est même pas clair que ce montant a fait l’objet d’une prévision budgétaire ! Huit cent millions (800 millions FBU), probablement beaucoup plus (“in fine”), c’est vertigineux pour le Burundi ! Ce serait le montant que le Ministre des finances a eu ordre de transférer à un compte (X ?),dont on ne peut même certifier que les dépenses réelles,c.à.d.strictement pour la commémoration, seront transparentes et justifiées un jour. Dans la situation économique actuelle de notre Pays, objectivement, c’est presque un “suicide” financier, programmé, froidement exécuté par nos dirigeants !

En ces temps de crise économique mondiale, même dans les pays riches, l’heure est plutôt à l’austérité. Il est publiquement fait appel plutôt à la sobriété de comportement, surtout dans les dépenses publiques. A l’exemple de la France, où le nouveau gouvernement (socialiste élu) a décidé, aussitôt entré en fonction, de réduire le salaire des Ministres de 30 p.c.!Au Burundi, par contraste, c’est la direction diamétralement inverse. “ Un gouvernement démocratiquement élu,” cela se traduit par : des salaires encore plus élevés, plus de gratuités de service aux frais de l’Etat (transport, eau & électricité,téléphone, etc) au profit des ”dignitaires” de notre pays ! Quelle dignité ? Pour beaucoup d’entre eux,, vu l’ampleur des détournements et de la dilapidation sans scrupules des deniers publics auxquels ils se livrent en compétiteurs, dans l’impunité généralisée et sans crainte de risque personnel, leur comportement n’est pas celui de véritable dirigeants, gestionnaires des affaires d’un Pays, mais plutôt celui de “d’occupants” !

Malgré un tel contexte où, ailleurs, tout le monde entier est envahi par l’inquiétude et où les plus prudents prennent des mesures d’austérité, il n’y a qu’au Burundi que le gouvernement ne voit rien venir, et ne se prive pas d’engager des dépenses "somptuaires", pour seulement un court laps de temps de festivités !.

Or, un gouvernement "responsable" devrait mettre fin sans tergiverser à l’illusion qu’il se donne de pouvoir entretenir indéfiniment ses signes extérieurs (trompeurs et dérisoires)de richesse et de "luxe d’Etat".

Que le gouvernement entretient des dépenses souvent coûteuses ou non justifiées, vit au-dessus des moyens réels que le pays peut lui permettre,au détriment des contribuables et fait comme si cela était sans conséquences dramatiques pour tous, c’est une réalité difficile à faire admettre par parmi un bon nombre de ceux qui gouvernent.

4.Une dissension superflue au sein de (l’ex) famille royale.

Le désaccord entre les membres de l’ex-famille royale au sujet du rapatriement de la dépouille de leur illustre père et oncle ne se justifie pas dans la mesure où, d’un côté comme de l’autre d’ailleurs, il n’est pas fondé sur dun argument tout à fait rationnel mais plutôt émotif ou même opportuniste (politiquement parlant).

D’un côté, sans toutefois de ma part aucune intention d’immixtion dans une affaire familiale (et pas n’importe quelle famille) complexe de succession, il ne me paraît pas que Princesse Esther KAMATARI, qui n’est qu’une nièce de l’ex-Roi, donc, ni descendante directe, ni héritière de l’ex-Roi et ne venant pas juridiquement ”en rang utile” (dans tous les cas pas avant la princesse Rose Paula IRIBAGIZA) propre fille de MWAMBUSA IV, puisse se prévaloir, pour elle-même, d’une quelconque préséance par rapport au testament (éventuellement) laissé par le Roi MWAMBUTSA.De ce fait, elle pourrait avoir raison dans la forme mais pas nécessairement sur le fond. Cela peut, en effet, se révéler (être) une affaire d’intérêt public et toute personne intérréssée peut invoquer le respect des dispositions d’un testament.

En effet, si ce testament de MWAMBUTSA IV est réel, il faudrait s’y référer en tant que ” sa dernière volonté” avant sa mort. Pour cette raison le testament devrait donc s’imposer à tous, y compris d’ailleurs à sa descendance directe, représentée (je présume) par Rose Paula IRIBAGIZA,en tant que fille aînée, survivante, de l’ex-Roi. Sur ce point par contre, la dernière nommée ne me semble pas avoir raison un motif présumé d’intérêt public qui n’est pas évident en fermant les yeux sur la ”force” légale d’un testament éventuel de son illustre père ! Dans le contexte politique du moment, il serait naïf de penser que l’affiliation politique de la Princesse Rosa Paula IRIBAGIZA ne soit pas de nature à laisser voir derrière sa prise de position dans cette affaire une arrière-pensée politique. Normalement, c’est plutôt elle,en tant qu’héritière présumée, plutôt que sa “cousine” Esther KAMATARI, qui devrait être (la) première à exiger le respect du testament de son père, celui-ci ayant, avant sa mort, exprimé, expressément sa volonté d’être enterré en Suisse et en aucun cas au Burundi)

Quant à l’argument s’appuyant sur l’intérêt national, il est malheureusement trop fréquent de constater que les intérêts (des) particuliers sont scandaleusement entremêlés avec l’intérêt national au point de primer même sur ce dernier. Donc, les déclarations sont une chose et la réalité, une autre, à tel point que l’intérêt national avancé, ne sert souvent que de “faire- valoir” surtout quand une opération financière importante est en vue. Ce n’est pas nouveau !

La conclusion ? Décision improvisée, action précipitée, absence de communication correcte sur la finalité exacte de l’opération, voilà un “cocktail type” de la non transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est ce qui risque de se produire avec ce rapatriement mortuaire si controversé, à moins qu’il ne soit accidentellement “intercepté” ou retardé (au moins temporairement) par la procédure judiciaire, évoquée ci-haut, engagée devant les jurisdictions suisses.

5.Une relation “quasi mythique”

Le style de Pierre NKURUNZIZA, qu’on ne peut pas pourtant taxer d’avoir un penchant “pro-monarchique” (je pense que c’est un choix personnel du Président, pas nécessairement concensuel ou du “Pouvoir” actuel en tant que tel), a quelque chose de spécia, aussi bien en politique externe qu’interne : en témoigne, cette manifestation claire de la volonté de réhabiliter la mémoire de nos illustres derniers ex-Rois disparus, dont le dernier, tragiquement.

A l’interne :

Sous les régimes des Présidents successifs, MICOMBERO, BAGAZA et BUYOYA, l’ex-famille royale a subi (à deux reprises) la “trahison” de MICOMBERO, celle-ci ayant culminé avec l’assassinat du dernier ex-Roi NTARE V en 1972, dans des circonstances restées, jusqu’ici, obscures, Elle a souffert de l’hostilité et de l’humiliation, jusqu’à la spoliation de ses biens, sous BAGAZA et survécu dans l’indifférence générale sous BUYOYA. (La vieille ex Reine- mère du Héros National, le Prince RWAGASORE, a terminé sa vie solitaire dans un modeste petit appartement, dans le voisinage du “hôme Saint KIZITO” au quartier industriel ! L’ex- famille royale ne manquait pourtant pas d’héritage en patrimoine immobilier laissé par l’illustre Roi MWAMBUTSA, Quelle ironie du sort !

Par contraste, après l’accession de Pierre NKURUNZIZA au pouvoir, elle a pu avoir de sa part un peu de répit inespéré, la compassion et la sollicitude à maintes occasions : visite présidentielle à l’ex-Reine BARAMPARAYE à Gitega, soins médicaux à l’étranger, pris en charge par l’Etat en faveur de cette dernière, promesses de restitution des biens du Prince RWAGASORE (éventuellement) spoliés à sa famille, démarches en cours en vue de réhabilitation solennelle de la mémoire des ex-Rois…Cela a été une surprise d’autant plus réconfortante pour les intéressés (je suppose) que ces gestes venaient du côté d’où ils n’ auraient pas été normalement le plus attendus. Ces gestes d’humanité et d’attentions sous diverses formes doivent avoir peu réconforté quelque peu l’ infortunée ex- famille royale et ont été sûrement ressentis comme un désir, de la part de Pierre NKURUNZIZA, en tant que nouveau Chef de l’Etat, de réparer une injustice infligée par ses prédécesseurs à l’égard de la famille survivante de MWAMBUTSA IV.

Enfin, l’attitude générale brossée ci-haut est un des symboles forts, pour ceux qui croient à la possibilité, pour les Burundais,de se réconcilier autour des valeurs communes. Or, on sait combien dans notre société burundaise, caractérisée par la tradition, la culture communautaire et la mémoire non écrites, la force du symbole reste quelque chose de réel et de très d’important pour la cohésion sociale. Laissons- lui la chance de continuer à jouer son rôle.

A l’externe :

Le Président Pierre NKURUNZIZA est particulièrement actif, à entretenir, en termes d’image politique, une relation spéciale avec diverses Monarques : le Roi Albert II de Belgique, dont la présence à Bujumbura à l’occasion de la commemoration du 50ème Anniversaire de l’Indépendance avait été clairement souhaitée, mais sans succèss, le Royaume du Maroc, sollicité, a accordé son aide financière nécessaire, d’autres Monarchies du Golfe, dont naturellement l’Arabie Séoudite, et j’en passe, sont pratiquement courtisées !. Un jour nous dira, peut-être, si réellement cet attrait particulier est dicté exclusivement par l’intérêt national.

6.Un point positif, même si une fois n’est pas coutume.

S’il fallait, malgré tout retenir quelque chose de positif représentant un espoir pour l’avenir (même si une fois n’est pas coutume) je signalerais la chose suivante :

La "République" comme mode de gouvernement a pris en mains notre destin commun depuis bientôt 46 ans. Comme la République ne ne se discute plus, il ne saurait y avoir d’équivoque que c’est une affaire définitivement réglée pour tous, et tant mieux. Ne disons pas que la Paix n’a pas de prix, pour signifier que celle-ci vaut bien plus cher que tout le reste.

Le symbole choisi et cette volonté de réhabilitation de la mémoire royale pour la réconciliation entre les Burundais a au moins, le mérite de démontrer que personne au Burundi, quel qu’il soit, n’éprouve plus de crainte à l’égard de la monarchie,mais celle-ci fait aussi partie de notre Histoire,un fait accepté également.Cela explique d’ailleurs le fait que le Président NKURUNZIZA soit légitimement à l’aise dans ces marques de compassion envers la famille survivante de ceux qui ont incarné l’institution monarchique pendant une longue période de l’histoire du Burundi. Si cette attitude positive sans aucun complexe à l’égard de cette période de notre passé pouvait être comprise de la même manière et partagée par tous les Burundais, sans avoir peur (les uns des autres) ou sans faire peur, en l’acceptant comme une partie normale de notre Histoire et non pas comme une tare ou un danger, alors, je suis convaincu que notre problème fondamental aurait trouvé au moins une partie de sa solution.

Comme l’a récemment rappelé l’Ambassadeur Représentant l’Union Européenne au Burundi à l’occasion de la Journée de cette dernière, la possibilité d’une véritable réconciliation entre les Burundais et d’une véritable Paix durable, à laquelle ils aspirent, est réellement possible mais à condition d’être définitivement libérés de cette peur-là, Permettons-nous d’espérer que ce jour viendra.


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Par E.M.Ndayirukiye   ce  jeudi 31 mai 2012   à 23 : 30 : 19

Quelques précisions ou rectifications dans la présente opinion par son auteur !

1)Il est écrit dans l’introduction (v.1er paragraphe) :(à propos de)... "la décision de rapatrier la dépouille de l’avant-dernier Souverain (NTARE V), chassé de son trône par le coup d’état militaire du 28 Novembre 1966".

Cette affirmation n’est malheureusement pas (historiquement) exacte. Le coup d’état du 28 Novembre 1966 mené par MICOMBERO a détrôné le Roi NTARE V, et donc pas son père MWAMBUTSA IV. Ce dernier, en effet, s’était déjà réfugié en Suisse au lendemain de la tentative du coup d’état (avorté) en 1965 et n’a plus voulu revoir son pays !

2) Au point 1.(fin 3e ligne-début 4e ligne)il est écrit :"...le Roi NTARE V assassiné lors du coup d’état, par récidive, de MICOMBERO"

Dans la même logique,par voie de conséquence, l’idée de récidive n’est pas non plus exacte.Le coup d’état en question, ayant mis la fin à la monarchie par la proclamation de la (1ère) République par MICOMBERO était bien évidemment son premier, même si (intellectuellement ou par ironie) on peut considérer que les circonstances de l’intronisation du jeune Roi NTARE V par MICOMBERO, par son futur "tombeur" en 1972, sans consultation ni bénédiction du Roi MWAMBUTSA, constituait en fait un coup d’état contre le Monarque en exil, qui sera d’ailleurs accusé plus tard par le même MICOMBERO d’avoir abandonné son Pays, pour justifier l’abolition de la monarchie et, donc, la proclamation de la République.

Je crois qu’il était nécessaire d’apporter cette double correction à l’intention de tout lecteur qui n’aurait pas relevé l’erreur, dont je tiens sincèrement à m’excuser.

3) Commentant l’opposition de Princesse Esther KAMATARI à l’exhumation et le rapatriement de la dépouille de son oncle le Roi MWAMBUTSA, il est écrit : " De ce fait, elle pourrait avoir raison dans la forme, pas nécessairement sur le fond".

Même dans sa prise de position, correcte sur le plan du (respect) du droit, notons une (grosse) contradiction. Logiquement, Esther KAMATARI ne peut pas dénoncer une intention de "récupération politique de la part du Pouvoir à Bujumbura", la violation du testament de son oncle et saisir la justice helvétique pour cause de violation du droit et en même temps se déclarer toutefois prête à transiger (contre le même droit !) sur quelque chose à quoi elle s’est opposée si énergiquement (avec raison !), à condition (en fait une revendication politique aussi)que le Pouvoir politique à Bujumbura" reconnaisse préalablement la place et les droits politiques des BAGANWA" !

Alors quoi, finalement ? Elle est prête, aussi, à céder sur ses exigences et faire comme les autres pourvu qu’elle obtienne des concessions. Que devient alors, pour elle, la valeur du testament dont elle défendait le respect ?
Son intervention a aussi au moins un mobile politique,en l’occurrence le positionnement de son clan. Finalement, c’est clair que les arrière-pensée politiques ne sont pas, non plus, absentes de ses motivations par rapport à cette affaire. C’est pourquoi la "brouille" familiale entre ces cousines était superflue et n’a pas de sens.Une différence de tempérament entre deux (célèbres) femmes,proches parentés de surcroît ? C’est tout ! Sans vous offenser, Mesdames.

Une concertation en conseil de famille "en bonne et due forme" nous aurait tous épargné ce grand déballage sur la place publique. Mieux encore, cela aurait empêché au Pouvoir Burundais de se livrer (peut-être sans le savoir) à une opération digne des romans noirs (lisez) :" une tentative d’enlèvement d’Un Mort". Ou d’un cercueil, C’est tout comme !



Par Manirakiza   ce  mercredi 6 juin 2012   à 10 : 52 : 44

N’importe quoi comme article !

Opinion malveillante teintée d’insultes et de mensonges.

Hypothèses mal formulées, analyses tronquées.

Pour votre propre information seulement : demandez à la Présidence de la République (ou les deux vices-présidences) et au Ministère de la jeunesse, des sports et de la culture. Vous verrez que les deux programmes :
- L’enterrement digne de SM Ntare V,
- Le rapatriement des restes de SM Mwambutsa IV ; étaient inscrits à l’ordre du jour pour cette 2012.Demandez les Pv des réunions vous en aurez et retenez qu’il y a eu seulement Mauvaise communication de la part du Gouvernement comme il en a l’habitude.

Pas d’opération coûteuse, pas de fardeau trop élevé pour le peuple burundais parce vous n’avez à payer aucun rond, c’est le Maroc pour SM Mwambutsa IV et la Belgique pour Ntare V, il faut suivre.

Pas de dissension au sein de la famille, il y a eu une brébi égarée elle retournera un jour.

Pour le reste, ba uvuga ivyo uzi ureke amajambo yo mukabare.

J’ai quand même retenu que vous avez de la rage contre la famille royale. Comptez le nombre de fois que vous avez utilisé le mot(ex-roi, ex-reine, ex-souverain, avant dernier souverain, ex-dernier roi,ex-jeune roi, avant dernier roi, dernier roi et ex-famille royale). Expliqueriez-vous davantage le vrai sens de ces termes particulièrement ce qu’on attend par ex-famille royale.

Comptez le temps pris pour vous expliquer davantage en vain,c’est ridicule comme argumentation, c’est sincèrement déficitaire comme propos.

En fin, on sent votre attachement à votre "république" quoi que bananière. J’ai le doute que vous puissiez en connaître les valeurs avant de les défendre. Soyez tranquille mon frère, personne ne touche à votre "république" na ho yatumaze.

En conclusion, c’est un chiffon d’article qui ne valait pas la peine de figurer sur le portail d’isanganiro.

Gira amahoro.



Par ndimaso parfaite   ce  samedi 23 juin 2012   à 12 : 56 : 50

Huuuuuuuu ! Ewe Manirakiza uratwenza basi aho werekanye ko ivyo uyo Mushingantahe Emmanuel Ndayirukiye yashikirije vyabaye imbugita mu mutima kuri wewe, ahubwo vyagusogose cane, ariko ivyo yashikirije vyose biratumbereye kandi birumvikana, none ko washavujwe ngo aguma avuga ex-famille royale ngo ex-Roi, ex-Reine none washaka avuge ngwiki kandi baritavye Umuremyi ! Ehh, erega ntibakiriho ! Ikindi naco nimureke kwasama ngo nuko inrya zivuye muri Maroc ou d’autre monarchies du Golf canke ahandi ngo muce mumira, banza mwiyumvire mwebwe nyene hagati yanyu mwebwe ex-famille royale, mwiyumvire agaciro Umwami yari afise agifise ingabo, mwiyumvire n’uguha iteka amagufa yiwe aho yaruhukiye kandi akaba yashinguranywe iteka n’icubahiro. Nti mwoca mwasama ngo mumire iyo ntererano ije ihutihuti, banza muharanire agateka k’uwitavye Imana !

Ikindi naco hari naho yishwe n’agahinda, ari naco ngira catumye yandika testament, ako gahinda rero ashobora kuba yatagetewe n’abarundi gusa kuko bamuhekuye, gashobora kuba karavuye no kuba mukomokako kuko batamwitayeho, kugira ngo iyo testament imenywe na Ester KAMATARI kandi muvuga ngo ni sa niece, ni kuki uwo mukobwa wiwe adashobora kwubahiriza ijambo ryanyuma ry’umuvyeyi wiwe niyaba iyo testament yayanditse bari kumwe canke yarayisomye akanayishingura ahadata ! vyerekana ko atamigenderanire ishemeye bari bafitaniye ! Uwo mukobwa wiwe nyene Roza Paula ashobora kuba afise ivyo ariko arironderera muri politique nabo biri kumwe. Mbega ko Roza Paula IRIBAGIZA yamaze imyaka myinshi aba hanze (Europe) mwotubwira kangahe yoba yaragiye gushira amashurwe ku ntatemwa y’Umwami ariwe muvyeyi wiwe ? Umuntu yoba yaramubonye canke yaramwumvise aratugira ku murindi ndabibasavye, canke naho ngira ngo amenye vuba ko Se yitavye Imana kandi ashinguwe muri Suisse !

Mushingantahe ou Mupfasoni Manirakiza, ntute ishavu kuri Emmanuel Ndayirukiye, ahubwo yagucumise ! MPORE ! MPORE !




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