Revue de la presse du 02 juin 2012




Par: , samedi 2 juin 2012  à 13 : 34 : 12
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A la une du journal Iwacu, les aventures de sa majesté Rukara Ier
Le médiateur Mohamed Rukara apparaît comme les anciens rois du Burundi en tenue traditionnelle. L’hebdomadaire rappelle ses aventures depuis son investiture la joie qui régnait, montrant son entourage dansant le taraab autour du chef.

Ce journal rappelle également la première visite qu’il a effectuée à la prison centrale de Mpimba, suivi par celle du procureur général de la république pour faire libérer 300 prisonniers, et ce fut la fête chez l’ombudsman. Mais le procureur général de la république annonce par après que cette libération avait été pensée longtemps avant.

L’hebdomadaire écrit que tout semble bien marcher avec la médiation bien assurée entre les conducteurs de motos et la police, mais que la seule grosse ombre est restée la véracité de son CV mise en doute lors de son élection. L’université de la Paix de Costa Rica ne semble pas se souvenir du passage du nom de Rukara, mais peut être que les archives sont mal tenues.
L’agence Net press écrit sur des menaces de mort contre le journaliste Asumani Mnana.
C’est un journaliste de la Radio Bonesha Fm qui a pris la relève d’Hassan Ruvakuki dans l’animation de l’émission « Jambo na majambo ». Le samedi 26 mai 2012, il a reçu un Sms le menaçant d’être emprisonné comme son confrère au cas où il continuerait à animer cette émission. Les menaces se sont poursuivies le lendemain quand il a reçu un autre Sms lui signifiant que c’est un candidat à la mort s’il ne jette pas l’éponge.
Selon Net Press, cette émission est mal aimée dans les rangs des proches du pouvoir et serait même à l’origine de l’emprisonnement d’Hassan Ruvakuki aujourd’hui dans la prison de Muramvya.

Acquitté après ... 1427 jours d’incarcération d’après toujours Net Press
Il s’agit de Pasteur Mpawenayo, ancien député du Cndd-Fdd, arrêté et incarcéré le 4 juillet 2008. Il était accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat pour avoir été aux côtés de l’ancien président du parti au pouvoir, Hussein Radjabu.

Pasteur Mpawenayo a gardé la prison jusqu’à ce que ce dossier ait été oublié de l’opinion. Après donc 3 ans et 332 jours de prison, il vient d’être acquitté. Net Press espère que sa relaxation marque le début d’un processus de libération de tous ses codétenus d’hier.

19ème anniversaire de l’élection du 1er juin 1993, une journée « inoubliable » pour les Hutu et les Tutsi pour des raisons diamétralement opposées, écrit encore une fois l’agence Net Press.

Le 1er juin 1993, les Burundais se levèrent tôt le matin pour se rendre aux urnes afin d’aller départager les deux principaux candidats à la présidentielle. Les Hutu étaient persuadés qu’une occasion historique leur était offerte pour qu’un des leurs, Melchior Ndadaye, accède à la magistrature suprême pour qu’ils aient enfin leur place au soleil.

Les Tutsi étaient tout aussi convaincus que leur candidat Pierre Buyoya allait faire la démonstration que le pouvoir arraché des mains de Jean-Baptiste Bagaza le 3 septembre 1987 n’était pas usurpé, d’autant plus que la majorité des électeurs hutu ne manqueraient pas de lui dire « merci » pour leur avoir ouvert la porte des institutions, ce qui était inconcevable sous ses deux prédécesseurs, tous de Rutovu.

Malheureusement pour Buyoya et ses partisans, ce fut un véritable tsunami électoral que leur annonça François Ngeze, alors ministre de l’intérieur le lendemain mercredi en déclarant Melchior Ndadaye élu dès le premier tour avec un peu plus de 63% des voix.

Une soixantaine d’écoliers allaient être contaminés du VIH/SIDA par une lame de rasoir, titre l’ABP

Ce sont des enfants de l’école primaire Rwanko en commune Murwi de la province Cibitoke. Emmanuel Nteziryayo, enseignant de cette école a coupé les cheveux de tous ces enfants le 24 mai, avec une seule lame de rasoir blessant même certains d’entre eux. Certains parents sont allés se plaindre le lendemain craignant que leurs enfants ne soient contaminés au VIH SIDA. La direction de l’école a décidé de les amener à l’hôpital le même jour pour prévention.

La dignité de la femme veut briser le silence autour des violences faites aux hommes.

A Bujumbura, écrit le bimensuel, certains hommes sont malmenés par leurs femmes marginalisés, voire expulsés du toit conjugal. Par peur d’être la rusée de la société, ils gardent le silence. La caricature de la dignité semble le dire mieux : une femme quitte le ménage en disant à son mari : Gare à toi si à mon retour le lit n’est pas rangé.

Tout cela commence par la pratique d’Ukuganzwa, où un homme est dominé par sa femme. Quand en plus, la femme est plus forte physiquement ou financièrement que l’homme, ça se complique davantage.

Léonce Bitariho et Richard Nzokizwanimana




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