Revue de la presse du 09 juin 2012




Par: , lundi 11 juin 2012  à 11 : 32 : 22
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Bientôt 50 ans après l’indépendance, l’agence Net press parle d’un recul considérable quant au respect de la vie humaine.

A l’époque coloniale, des gens étaient certes traités comme des esclaves par les colons. Mais à ses yeux, bien que nous ayons connu beaucoup de problèmes internes, nous restons toujours rongés par les mauvaises pratiques de tuer alors qu’on croyait s’atteler aux activités de développement.

Net press fait allusion à la mort de Juvénal Havyarimana du parti Msd retrouvé mort au bord de la rivière Waga. Il n’est pas la seule victime de l’intolérance, poursuit l’agence, puisqu’il suit d’autres innocents de ce pays qui quittent la terre dans des conditions très obscures.

Et à travers le site de la radio Isanganiro, le président de l’Aprodh, Pierre-Claver Mbonimpa, dit que 8 personnes au moins sont mortes depuis le début de l’année en cours dans une série de ce qu’il qualifie d’exécutions extra judicaires. Parmi les cas récents, il y a selon ce défenseur des droits humains le nommé Jean-Petit Nduwimana, ancien agent du service national des renseignements du temps d’Hussein Radjabu à la tête du parti Cndd-fdd au pouvoir.

Le parquet de Bruxelles enquête sur un possible blanchiment d’argent opéré par l’Ombudsman burundais Mohamed Rukara, écrit l’hebdomadaire Iwacu.

Selon un journal belge néerlandophone, dont Iwacu a pu se procurer la copie, Mohamed Rukara était en Belgique le 25 avril 2012. Ce jour-là, il a été interrogé par le parquet bruxellois qui avait été informé par la cellule belge qui traque le blanchiment d’argent. Cette cellule détient l’information d’une banque belge au sujet d’un versement d’un montant très élevé sur un compte en Belgique appartenant à Mohamed Rukara.

Et d’après le site Burundi news, fier de ses habits d’ombudsman, Rukara a transporté des millions de dollars et les a déposés dans une banque belge qui l’a dénoncé. Selon ce site, ces millions sont des dollars du peuple burundais. M.Rukara n’était qu’un porteur de valises comme il les a portées depuis plusieurs pays arabes pour son mentor.

Et au site de se demander ce qui lui reste après avoir refusé de dénoncer les corrompus en commençant par lui-même. Il écrit que le pays a besoin d’un ombudsman et non d’un comédien.

Système I et U... « Je demande pardon à toute personne qui croit qu’elle en a été victime », écrit l’hebdomadaire Iwacu.

Après 1972, les Hutu seront marginalisés dans le système éducatif. Ainsi, lors du concours national qui donne accès à l’école secondaire, sur la copie d’un écolier hutu était marqué un "U". Sur celle de son camarade Tutsi, un "I". Un système qui a permis d’exclure les jeunes hutu de l’enseignement secondaire.

Accusé d’avoir conçu ce système pour la première fois, l’ancien ministre de l’Education nationale, Isidore Hakizimana explique que le Président de la République lui avait demandé d’essayer de connaître les proportions ethniques dans les effectifs de l’enseignement primaire. Un temps est passé, à un rappel du Président de la République pour savoir le sort de sa recommandation : j’ai exprimé ma gêne, mes doutes, exposé les dangers, la délicatesse et la difficulté d’un tel travail.

Je ne saurais, tout ministre de l’Education que j’étais, dans quelles provinces les lettres « U » pour dire Hutu et « I » pour dire Tutsi ont été utilisés en face des noms des enfants. Je ne saurais surtout pas dire quelle étendue du territoire a été touchée. Toutefois, des papiers portant ces symboles ont été trouvés.

Isidore Hakizimana affirme, sans ambages, qu’il a résisté à cette initiative. Mais encore une fois il reconnait sa part de responsabilité parce que ce qui s’est fait concernait un domaine dont il avait la charge.

L’ex ministre reconnaît qu’il n’est pas à canoniser tout de suite car des choses malheureuses se sont passées dans son ministère. Même si je n’en suis pas directement responsable, je demande pardon à toute personne qui croit qu’elle en a été victime ne fût-ce que sur le plan psychologique, précise Isidore Hakizimana.

Les micro-finances, une opportunité à ne pas rater, écrit le quotidien gouvernemental Le Renouveau du Burundi.

Mireille Katababaje, une femme de 28 ans, rencontrée par Le Renouveau du Burundi au marché central de Bujumbura, est détentrice d’un diplôme des humanités techniques depuis 8 ans. Elle affirme avoir quitté la tutelle de son père pour embrasser celle de son mari et ne peut même pas acheter du pain pour ses enfants, « ce qui réduit sensiblement mon influence à la maison », a-t-elle déploré.

Reconnaissant que la femme fait partie d’une catégorie de gens qui demeurent victimes des inégalités sociales, Mme Katababaje recommande à ses concitoyennes de profiter des innovations financières offertes par des micro-finances pour démarrer leurs propres petites entreprises.
Léonce Bitariho et Richard Nzokizwanimana




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