La culture des œuvres de la diaspora se cherche encore




Par: Marc Niyonkuru, , jeudi 28 juin 2012  à 19 : 25 : 21
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En marge de l’ouverture d’un atelier sur la mise en place d’un cadre légal des questions de la diaspora, Victor Ntacorigira, un burundais qui vit en Belgique a indiqué que la diaspora burundaise a du mal à participer dans le développement économique de leur pays.

« Au moment où ailleurs comme en Afrique de l’Ouest, la diaspora occupe une place de choix dans la vie des pays particulièrement de l’économie, les stratégies de mobilisation des Burundais de la diaspora se cherchent encore », regrette-t-il.

Il suggère que la douane adopte des stratégies de nature à permettre à la diaspora d’investir aux pays notamment en leur faisant des facilités administratives et autres.

« J’avais cherché du matériel destiné à l’électrification dans le quartier de Gasenyi mais la douane m’a exigé de payer énormément alors que le projet allait être profitable uniquement à la population.

« D’autres amènent au pays des produits pharmaceutiques, hélas, ils sont doublement taxés.

« Si les burundais ont besoin de se développer, notre apport est aussi important car une étude faite récemment a montré que la diaspora donne plus de contribution dans le pays que les bailleurs de fonds étrangers », a dit Victor Ntacorigira.

La mise en place d’un tel cadre permettrait aussi, selon lui, à la diaspora de canaliser les énergies pour venir à bout des difficultés de la diaspora dans leurs pays d’accueil.

Quant à la question de Burundais qui sont renvoyés par leurs pays d’accueil parfois sous la complicité du gouvernement, Victor Ntacorigira dit qu’un tel comportement relève essentiellement de l’ignorance et de l’absence d’une culture sur l’importance la diaspora au Burundi.

Il se dit qu’un tel cadre pourra traiter toutes ces questions comme ailleurs dans d’autres pays. « Même si nous sommes à l’étranger, nous restons Burundais », a-t-il dit malicieusement.

Ces burundais de la diaspora estimés à plus de 200 qui ont pris part à cet atelier sont venues participer à la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Burundi.

« Nous voulons être gagnant à travers nos projets ont-ils souvent répété aux membres du Gouvernement qui avaient participé à cet atelier.




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