Revue 22 octobre 2011




Par: Richard Nzokizwanimana , samedi 22 octobre 2011  à 15 : 06 : 39
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Dossier Melchior Ndadaye, déni de justice, écrit le journal Iwacu.

C’était dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993, lorsque Melchior Ndadaye le premier président démocratiquement élu fut arrêté par des militaires pour être assassiné le lendemain après trois mois passés à la tête de l’état. 18 ans après cet assassinat, la justice n’a pas encore clôturé le procès. Le président du parti Sahwanya FRODEBU et ancien compagnon du président Melchior Ndadaye reste convaincu que ce dossier a été classé sans suite par le pouvoir en place.

Mais maître Alexandre Simbizi collaborateur de maître Fabien Segatwa, avocat de la partie civile assure que le dossier Ndadaye n’est pas encore terminé. Il indique qu’un jugement au premier degré à la cour suprême a eu lieu et un appel a été interjeté dans la même cour mais comme tous les magistrats avaient déjà connu ce procès ils ne pouvaient pas siéger en appel. Il trouve cette lenteur serait liée à l’accord d’Arusha qui a provisoirement mis une croix sur l’instruction des affaires liées aux différentes crises.

Le président du parti Sahwanya FRODEBU Léonce Ngendakumana indique que cela n’est pas possible dans la mesure où la vérité sur cette affaire est déjà connue.
Et d’après Laurent Kavakure, président du comité technique chargé de la mise en place de la CVR, le président Ndadaye est mort pour le pays, donc le procès reste pendant devant la cour suprême.

Affaire Campus Mutanga. Montage, zéro pour Zéphyrin, titre aussi le journal Iwacu.

A la une de cet hebdomadaire, on y voit un contingent de policiers qui ceinturaient le campus Mutanga dans la nuit du 16 à 17 octobre pour effectuer une fouille perquisition. La police indique avoir trouvé dans la chambre de Zéphyrin Niyonsaba 4 grenades, 7 chargeurs, 3 bottines militaires et 3 tenues policière ainsi que des documents des partis MSD et FNL.

Zéphyrin Niyonsaba a été arrêté par la police sans avoir opposé une quelconque résistance malgré les appels incessants de ces camarades l’invitant à fuir. Aussi, poursuit le journnal Iwacu, d’autres sources au campus le soupçonnaient d’être un informateur du service national de renseignement.

Cet hebdomadaire ajoute aussi qu’à la vue des policiers, Niyonsaba était plutôt acceuillant, tout sourire, ce qui est étrange pour quelqu’un qui cache des armes et qui est sur le point d’être arrêté en faisant signe aux policiers pour leur dire que c’est bien lui.

Selon le Fronabu, c’est un pseudo combattant utilisé pour donner la crédibilité à un montage grotesque qui ne dit pas son nom. Dans l’agence Net Press, David Ntwari, le porte-parole de ce front indique que le Fronabu-Tabara a un profond respect pour cette institution universitaire, et ne peut en aucun cas la transformer en un camp militaire ou un point de transit pour les armes.

Zéphyrin n’est pas bon en Géographie, en montage non plus, il devrait aussi dénoncer ceux qui l’ont ridiculisé ainsi car même un montage grossier demande un minimum d’intelligence et de savoir-faire, conclut l’hebdomadaire Iwacu dans un éditorial.

Sept Burundais sont détenus en terre rwandaise, écrit l’agence burundaise de presse.

Ces burundais sont originaires de la commune Busoni dans la province Kirundo et auraient été appréhendés en possession d’engrais chimique acheté aux paysans rwandais et dont la police de Kirundi ignore encore la qualité.

Les autorités administratives rwandaises auraient conduit ces burundais très loin de la localité de Nyamata où ils avaient été appréhendés pour pouvoir les confronter avec ceux qui les avaient vendu cette fumure dont le gouvernement rwandais donne gratuitement aux agriculteurs.

L’Eglise catholique ouvre son quatrième grand séminaire, écrit le journal Iwacu.

Ce grand séminaire baptisé Saint Charles Luanga est situé à Kiryama en commune Songa de la province Bururi. Il ouvrira ses portes l’année prochaine ; le recteur est l’abbé Denis Ndikumana.

Un garçon de 12 ans violé par un enseignant.

C’est l’Agence Burundaise de Presse qui l’écrit. Gabriel Simbanduku était un enseignant à l’école primaire Camazi commune Gisagara, province Cankuzo. Ce crime a été commis vers minuit du 16 octobre et la victime était son cuisinier.

Cette victime a été vite conduite au centre de santé pour subir des soins car il commençait à sentir des douleurs juste après l’acte et son bourreau est incarcéré au cachot du commissariat de la police à Cankuzo.

Concernant ce phénomène de harcèlement sexuel également, le quotidien gouvernemental le Renouveau, écrit que comme les victimes se taisent souvent, il y a d’autres signes qui doivent être analysés pour constater que l’enfant a été violé. C’est comme le repli sur soi et la baisse des notes à l’école. Ce journal conseille alors aux parents d’approcher le professeur ou une autre personne de l’équipe pédagogique et de traiter le problème d’abord en privé le plus vite possible et en rencontrant séparément le harceleur et le harcelé.




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