Bujumbura : MSF/Belgique se désengage, les déplacés craignent le pire




Par: Bernard Bankukira , dimanche 1er juillet 2012  à 11 : 52 : 00
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Ils se souviennent de la tragédie de la soirée où tout le site de SABE a été inondé à cause des pluies qui se sont abattues sur la capitale Bujumbura, il y a une année. Le lendemain ils se sont retrouvés en pleine mare. Hommes, femmes, enfants, et leurs affaires étaient dans l’eau.

La Police de Protection civile n’a pas tardé à intervenir, elle a évacué ces plus de trois cents ménages vers ce site de Maramvya dans la commune urbaine de Buterere près de l’Aéroport de Bujumbura.

Ce site avait été choisi pour accueillir temporairement ces déplacés. Au bout de trois mois ils devaient regagner le nouveau site de Maramvya dans les parcelles qui leur ont été attribuées.

UNICEF et les ONG MSF et Croix Rouge ont contribué dans l’assistance de ces vulnérables. Ils ont reçu de la part de ces ONG des tentes et autres équipements, MSF a beaucoup contribué dans les domaines de l’hygiène et de la santé.

Durant plus d’une année, ces déplacés vivaient de l’aide accordée par ces ONG tout en espérant s’installer définitivement dans leurs parcelles. Ils comptaient sur le PNUD pour les aider à construire leurs maisons mais l’organisation a vite annoncé qu’elle n’a jamais fait la promesse d’aucune assistance en faveur de ces déplacés et a proposé que la construction de ces maisons soit intégrée dans le projet du gouvernement de construire des villages de paix. Chose qui n’a pas retenu l’attention des autorités administratives.

Après cette annonce du PNUD qui a éteint l’espoir de ces déplacés, c’est le tour de MSF/Belgique de déclarer qu’il arrête toute intervention dans ce site. Plus de médicaments, plus d’approvisionnement en eau, plus de nettoyage et vidange de latrines, […], bref, ils sont abandonnés et le danger qui les guette, ce sont les maladies liées au manque d’hygiène.

La plate forme nationale de préventions des risques et de gestion des catastrophes vient de recommander à l’administration communale de Buterere de poursuivre le travail que faisait MSF en attendant que l’administration provinciale de Bujumbura Rural en finisse avec l’installation de ces déplacés à Maramvya dans la commune Mutimbuzi.

Faisant allusion au cinquantenaire qui retient l’attention des pouvoirs publics burundais, le chef de ce site, le surnommé MABATI, dit que ces conditions de vie ne reflètent rien d’indépendance.

Le président de cette la plate forme prévient que le site actuel se trouve dans une zone à risque d’inondation et ces déplacés peuvent se retrouver dans la même situation si l’évacuation n’est pas faite dans l’immédiat.

Le comportement affiché par les autorités provinciales de Bujumbura la province qui doit accueillir ces déplacés n’a pas plus aux membres de la plate forme. ces autorités n’ont pas répondu aux invitations dans deux réunions organisée pour discuter de cette question.

Manque de respect ou fouir les responsabilités ? Time will tell.




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