Menace contre la liberté de la presse à Bubanza




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 4 juillet 2012  à 18 : 07 : 53
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Trois journalistes des radios privées du Burundi en province de Bubanza indiquent qu’ils travaillent dans un environnement socio-politique malsain à cause essentiellement des Imbonerakure, un groupe des jeunes du parti au pouvoir, à savoir le CNDD FDD.

Selon les propos de Spès Caritas Kabanyana ce mercredi 04 juillet 2012, une journaliste correspondant de la Radio Isanganiro dans cette province de l’Ouest du Burundi, une des tares de la démocratie en matière de la liberté d’expression dans cette province est le difficile accès à l’information officielle.

Elle dit que la collaboration entre les journalistes et les autorités de la province à savoir la police, l’administration avec la justice est précaire actuellement.

Pour illustration, Spès Caritas Kabanyana donne le cas d’un journaliste de la Radio Publique Africaine, Eloge Niyonzima qui a été passé à tabac par les imbonerakure la semaine écoulée.

Deux parmi les personnes qui avaient battu ce journaliste ont été emprisonnées par le parquet de Bubanza pendant trois jours et ensuite libérés à la surprise des défenseurs des droits de l’homme dans cette province selon elle.

Spès Caritas Kabanyana dit que la mauvaise collaboration des autorités est lourde de conséquence particulièrement sur l’accès aux sources officielles de l’information.

Elle dit que pendant l’attaque armée qui a eu lieu dans cette province, il y a de cela une dizaine de jours, tous les 3 journalistes n’ont pas pu avoir d’information officielle sur cet événement de la part de la police et de l’administration provinciale pour pouvoir donner une information digne de crédibilité.

« Nous nous sommes contentés des récits de nos informateurs puisque les autorités s’étaient gardées de s’exprimer. Même quand ils se sont décidés de nous parler, ils avaient un plan de nous désorienter » indique toujours Spès Caritas Kabanyana.

« Nous sommes inquiets du fait que les jeunes du parti au pouvoir se déplacent les armes pendant la nuit », dit Eloge Niyonzima.

Alexis Nkeshimana, journaliste correspondant de la Radio Bonesha dans la même province, dit que pour le moment ils sont obligés de rentrer avant qu’il ne fasse nuit car les jeunes Imbonerakure font la pluie et le beau temps dans cette région.

Le gouverneur de la province de Bubanza , Jacques Kenese, dit que ce contexte n’est pas aussi malsain que les journalistes dans cette province le croient.




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