Les caféiculteurs appellent le Gouvernement à sauver le secteur café




Par: Désiré Nimubona , Friday 6 July 2012  à 19 : 06 : 15
a

Les organisations des caféiculteurs burundais appellent le Gouvernement burundais à relever le domaine du café au moment où, ces derniers jours, les cours mondiaux du café n’encouragent pas les caféiculteurs.

Dans sa conférence de presse, Joseph Ntirabampa se montre inquiet du silence du Gouvernent et surtout le non déblocage de l’argent pour sauver ce produit, qui, selon lui, fait entrer dans les caisses de l’Etat plus de 70 % de revenues.

Le président de la Confédération des caféiculteurs CNAC Murima w’Insangi fait savoir qu’avant la politique de la libéralisation du café, le Gouvernement avait mis en place un Fond de Stabilisation du secteur caféicole, qui aidait à donner même des avances aux caféiculteurs ayant vendu leur cerise.

Pour le CNAC Murima W’Insangi, cette faveur n’existe plus ! Le président du CNAC souligne que le Gouvernement refuse toujours de subventionner le café. Il lui demande de libérer ces 9 milliards de francs burundais qui sont actuellement sur le compte de l’Autorité de Régulation de la Filière Café, l’ARFIC, car, laisse t-il entendre, cet argent appartient à la filière café et non à l’ARFIC lui seul ou au Gouvernement.

Un autre grand problème pour les caféiculteurs comme le fait savoir le président de la confédération des caféicultures est le retard dans le payement des fermiers.

Depuis le mois de février, aucun caféiculteur n’a encore été payé par les acheteurs sur le café cerise vendu chez ces opérateurs, soulignant même que visiblement, le payement pourrait prendre plusieurs jours, voir des mois, suite au manque de fonds suffisants dû au désengagement de l’Etat dans ce secteur.

C’est cette situation, selon Ntirampeba, qui est à l’origine du recul de ce secteur, un secteur pourtant, moteur de l’entrée des devises dans le pays. Selon lui, ne pas financer le secteur du café correspond à couper un arbre sur lequel on est assis.

La filière café est un secteur qui divise jusqu’à présent et sa privatisation devient un facteur de perte de souveraineté comme l’a souligné, il y a quelques jours, le président du Parti des Travailleurs et de la Démocratie (PTD).

Ce dernier a lancé une campagne à l’échelle nationale pour demander au Gouvernement de re-nationaliser les entreprises déjà privatiser, à commencer par le café.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

296 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

pre-moderation

This forum is moderated before publication: your contribution will only appear after being validated by an administrator.

Who are you?
Your post
  • To create paragraphs, just leave blank lines.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Send a message



Dans la même rubrique
a

Banque pour les jeunes : un rêve ou une réalité ?



a

Gihanga : les cultivateurs du village 2 demandent la levée de la mesure de la SRDI



a

Transport : Kenya Aiways cède pour Air Tanzania à Bujumbura ?



a

Commerce : « Niet, plus d’accès au marché de Gatunguru-Karama »



a

Economie : La mise en application effective de la convention « Orts-Milner » tombe à l’eau



a

Transport : Le Sénat burundais fustige l’état des routes construites ces derniers jours



a

Diplomatie : Le Burundi confirme son boycott au 20eme sommet du COMESA



a

Rumonge : Le commerce ambulant s’amplifie



a

Gouvernance : A qui profite l’échec de la politique de « charroi zéro » ?



a

Le président de la République, un professeur sévère face à la corruption





Les plus populaires
Banque pour les jeunes : un rêve ou une réalité ? ,(popularité : 7 %)

Gihanga : les cultivateurs du village 2 demandent la levée de la mesure de la SRDI ,(popularité : 4 %)

Les victimes de l’incendie appelées à contacter le réseau des institutions des micros finances ,(popularité : 4 %)

Commerce : « Niet, plus d’accès au marché de Gatunguru-Karama »,(popularité : 4 %)

EAC : Les procédures douanières et transitaires doivent être professionnalisées,(popularité : 3 %)

La PARCEM demande une transparence dans la gestion minière,(popularité : 3 %)

Commerce : Salon industriel, une occasion en or pour le pays !,(popularité : 3 %)

L’hôtellerie à Gitega frappée par la crise à Bujumbura,(popularité : 3 %)

Le Burundi gifle 53 importateurs de carburant,(popularité : 2 %)

La vie chère est une triste réalité l’Archevêque de Bujumbura, Mgr Ngoyagoye déplore ,(popularité : 2 %)