La société civile et la mairie de Bujumbura à couteau tiré




Par: Désiré Nimubona , lundi 6 août 2012  à 18 : 14 : 00
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Les organisations de la société civile burundaises engagées dans la campagne contre la vie chère accusent le Maire de la ville de Bujumbura Evrard Giswaswa, qui, selon ces organisations, veut interdire les responsables des hôtels de ne pas accepter des réunions, ateliers ou autres que son cabinet n’aura pas autorisé.

Selon les organisations, en conférence de presse ce lundi matin, chaque individus a le droit de faire des réunions pourvu que les lois soient respectées.

Par ailleurs, indiquent-elles, il ne s’agit pas de demander la permission pour tenir des réunions, mais il faut plutôt informer le maire de la ville sur la tenue d’une réunion ou d’un rassemblement, ce que ces association disent avoir fait.

Le point de discorde est la lettre du 31 juillet 2012, du maire de la ville aux gérants des hôtels à Bujumbura rappelant que « les manifestations publiques (conférence, séminaires, point de presse, etc) non organisées par l’autorité gouvernementale doivent être préalablement autorisées par le Maire de la ville de Bujumbura ou son délégué ».

Les organisations de la société civile et syndicales du Burundi ont souligné qu’à travers cette lettre, le maire de la ville de Bujumbura a expressement fait violation fragrante de la Constitution de la république qui garantit la liberté de réunion ainsi que des instruments internationaux que le pays a ratifiés.

Les organisations avaient appelé aux citadins et tous ceux qui peuvent à répondre à une conférence publique que ces organisations avaient organisée sur la montée des prix en général ces derniers jours, et la poursuite de leur campagne contre la vie chère en particulier.

La conférence qui été fixée à l’Hôtel Water Front (ex Novotel) a été interdite par le Maire de la ville de Bujumbura, accusant ces organisations de n’avoir pas demandé la permission dans les délais.

Gabriel Rufyiri, coordinateur de cette campagne contre la vie chère du côté de la société civile, avait annoncé, par téléphone, que ce sont des manœuvres de faire taire les organisations de la société civile et les syndicats qui s’étaient mobilisés pour la campagne contre la vie chère et le payement de l’IPR pour les dignitaires.

La conférence publique avait été reportée pour ce mardi à Bujumbura dans l’Hôtel Water Front même.

Dès le début de cette année, les organisations de la société civile et les syndicats se sont mis ensemble pour faire pression sur le Gouvernement afin que ses hauts cadres payent de l’IPR. Ces organisations avaient aussi demandé un audit financier de la compagnie publique de l’eau et d’électricité, Regideso, et la mise en place d’un cadre de dialogue permanent entre la société civile et le Gouvernement. Jusqu’à présent, l’impôt sur revenu des dignitaires n’est pas encore prélevé, tandis que les prix continuent à monter au vu de tous.

Cependant, en mai dernier, le Gouvernement avait supprimé certains taxes sur de denrées alimentaires jusqu’en décembre de cette année, une mesure qui avait donné espoir à ces organisations, mais qui avait été jugé insuffisante.




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