Un silence complice sur les défis de la gouvernance




Par: Marc Niyonkuru, , samedi 18 août 2012  à 10 : 04 : 16
a

L’Observatoire de l’Action Gouvernementale a rendu publique ce vendredi une étude sur l’état des lieus de la gouvernance au Burundi au cours du premier trimestre de cette année dans laquelle elle montre que les deux chambres du parlement n’ont pas répondu de manière efficaces aux préoccupations de la population en matière de gouvernance.

Cette étude qui a été faite par le professeur de l’Université du Burundi Siméon Barumwete montre que, durant cette période, les institutions ont connu une stabilité politique. Le président de la république avait, au cours de son message à la nation promis la révision de la constitution afin que la bonne gouvernance devienne une réalité mais jusqu’à présent la population n’est pas au courant de l’évolution de cette promesse.

Le président de la république avait aussi promis de mettre en place la commission vérité et réconciliation mais les divergences subsistent parmi les hommes politiques burundais quant à la façon dont sa composition devrait être. Le pouvoir de Bujumbura souhaite que les membres de celle-ci soient des Burundais uniquement mais les autres la préfèrent mixte a signalé Siméon Barumwete .

Il a dit que cette période a aussi été caractérisée par une insécurité grandissante particulièrement dans la province de Bubanza où les hommes armés se sont affrontés avec les militaires causant la mort d’au moins 41 personnes. Pour lui, cette terminologie qui a été utilisée pour qualifier ces personnes armées de « bandits armés » prête à confusion au regard des pertes en vues humaines qui ont été enregistrées pendant ces attaques.

Le consultant de l’ OAG a en outre indiqué que le pouvoir de Bujumbura a collaboré de manière malsaine d’une part avec les organisations de la société civile, les médias et les organismes internationaux de défense des droits de l’homme et avec les partenaires au développement d’autre part . Il a relevé plus de 4 cas de correspondances qui ont été transmises par certains membres pays de l’Union Européenne sur la problématique de la bonne gouvernance au Burundi.

Il a dit que les organisations de la société civile ont toujours été prises par le pouvoir de Bujumbura comme ayant l’objectif de noircir l’image du pays dans le souci de bénéficier des fonds. Leurs déclarations sur le mal de la corruption et les malversations économiques et sur les cas de violations des droits de l’homme ont toujours été considérées comme des propos d’un opposant politique, a signalé Siméon Barumwete.

Au lieu d’analyser ces propos sous un autre angle, les deux chambres du parlement ont gardé un silence complice sur les problèmes auxquels font face les Burundais que ces organisations n’ont cessé de dénoncer.

Pour l’OAG, le pouvoir de Bujumbura devrait être favoriser le débat contradictoire et surtout créer un climat propice au retour au pays des leaders politiques en exil pour que la bonne gouvernace devienne une réalité .




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

871 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Plus de 80 ONGs étrangères cèdent aux obligations du conseil national de sécurité



a

IJAMBO RY’UMUKURU W’IGIHUGU PETERO NKURUNZIZA YIPFURIZA UMWAKA MWIZA W’2019 ABARUNDI N’ABABA MU BURUNDI



a

Mutimbuzi : Destitution de l’administrateur pour son "intégrité"



a

Pourquoi s’acharner au candidat du Cndd-Fdd, s’interroge le SG



a

Le Burundi face à deux capitales



a

Burundi : ONGE Avocats Sans Frontiers ferme son bureau à Bujumbura



a

Coopération : Conflit burundo-rwandais, un casse-tête pour la CIRGL



a

Le président Nkurunziza réclame un Sommet extraordinaire de l’EAC



a

Justice : Le dossier Ndadaye refait surface



a

Burundi : L’assemblée nationale renouvelle l’équipe de la CVR





Les plus populaires
Muyinga : Deux administratifs déchus pour incompétence ,(popularité : 6 %)

QPN : Les élections présidentielles se sont déroulées « dans le calme et dans la transparence »,(popularité : 6 %)

Le gouvernement burundais s’exprime sur les questions de sécurité devant les diplomates,(popularité : 6 %)

Agathon Rwasa interdit d’accéder au lieu d’accueil par la police ,(popularité : 6 %)

Médias : Le CNC suspend pour six mois les radios internationales : BBC et VOA,(popularité : 5 %)

Burundi : les ONGs sommées de se réinscrire quatre documents dans les mains ! ,(popularité : 5 %)

Plus de 80 ONGs étrangères cèdent aux obligations du conseil national de sécurité ,(popularité : 5 %)

François Bizimana quotte négativement le parti Uprona ,(popularité : 5 %)

L’Uprona sous le coup de divisions,(popularité : 5 %)

Benjamin Mkapa en visite au Burundi,(popularité : 5 %)