Vie chère : les remous autour des biens mal acquis




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 22 août 2012  à 19 : 14 : 34
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L’Observatoire de lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) indique qu’elle va s’engager dans une campagne de lutte contre les biens mal acquis dont sont accusés aujourd’hui certains citoyens.

Dans une conférence de presse tenue ce mardi à Bujumbura, le président de l’OLUCOME, Gabriel Rufyiri, a dit que bien que les lois mises en place dans la lutte contre la corruption existent, mais que la justice burundaise n’accomplit pas les devoirs qui sont les siens en la matière car, selon lui, beaucoup de corrompus ne sont pas punis.

Il a désigné la cour anticorruption sous la métaphore de ’tigre en papier’ en s’insurgeant contre la façon dont ses services se cherchent encore, particulièrement sur les dossiers sensibles.

Il a dénoncé certaines personnalités qui, selon lui, sont présumées accusées d’infractions de biens mal acquis. Il s’agit de l’ancien ministre de la sécurité publique, le Général Alain Guillaume Bunyoni, de l’actuel Président de la cour des comptes , Elysée Ndaye, de sept membres de l’association "Le Messager FC" qui sont plus proches du président de la république du Burundi , de l’actuel maire de la ville de Bujumbura et autres.

Pour chacune de ces autorités, il a relevé une série d’infractions qui pèseraient contre sa personne.

De la part de Gabriel Rufyiri, le budget utilisé dans la construction de la maison de l’ancien ministre de la sécurité publique est si faramineux que la lumière sur les origines de ce budget est nécessaire, bien que celui-ci vienne de passer sept ans seulement dans les institutions de la république.

Le président de l’Olucome reproche à l’association Le Messager FC de construire ici et là à travers le pays des terrains de jeux en semant le flou entre les constructions du président de la république à titre personnel et celles qui relèvent de la présidence de la république, selon toujours Gabriel Rufyiri.

Quand au maire de la ville, le président de l’Olucome dit que la villa du maire est aujourd’hui devenue une propriété de son fils et qu’elle sert aujourd’hui de cabaret. Pour lui, les citoyens ne peuvent pas rester passifs face à ces pratiques.

En plus des activistes de la société civile et des étudiants, dans cette réunion avait avaient aussi pris part les membres du parti au pouvoir comme le Directeur adjoint des services aéronautiques. Il a dit que ces arguments sont fallacieux.

Selon Emmanuel Habimana, certaines parmi ces personnes qui ont été citées par l’Olucome ont évolué à l’étranger.

"Au lieu d’investir ailleurs elles ont jugé salutaire de venir au pays pour participer au développement du pays. Les infractions portées aujourd’hui peuvent ne pas tenir débout au moment où pour certains d’entre eux, ils avaient du travail à l’étranger," a-t-il indiqué.

D’autres ont indiqué que le peuple risque d’être victime de cette différence de perception entre la société civile et les membres du parti au pouvoir sur les problèmes sociaux qui font parler d’eux au pays surtout que la communauté internationale a toujours conditionné les aides par un œil regardant sur la gouvernance.




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