Conférence publique sur la cherté de la vie : La colère vive à propos de l’IPR




Par: Marc Niyonkuru, , vendredi 28 septembre 2012  à 17 : 29 : 38
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Les organisations de la société civile avertissent que, si le pouvoir ne prend pas des mesures de nature à favoriser la mise en pratique de l’Impôt Professionnel sur les Revenus, elles vont demander à la population de ne pas payer l’impôt comme le font aussi les parlementaires et autres dignitaires de ce pays.

Dans une conférence pulbique sur la cherté de la vie tenue ce jeudi à Bujumbura, les participants ont critiqué négativement le fait que le projet de loi portant Impôt Professionnel sur les Revenus pour les dignitaires politiques n’ait pas encore été une réalité à cause de la résistance de certains dignitaires qui sont réticents à payer l’IPR.

Certains ont comparé nos dignitaires à un papa qui mange seul en mettant à l’écart ses enfants. Un sexagénaire a dit que dans le passé, pendant le régime Micombero , ils ont osé prendre le chemin de la rue pour amener le gouvernement à revoir ses décisions sans plus de précisions, les invitant à faire de même pour l’intérêt des Burundais .

Pour eux, il ya deux poids deux mesures dans la façon l’IPR est payé jusqu’à présent. Il y a ceux qui paient l’IPR alors qu’ils touchent moins de 50 milles francs bu, soit moins 25euros par mois, au moment où les parlementaires qui touchent plus d’un millions à la fin du mois refusent de payer l’IPR , ont-ils souligné. Cette triste réalité est révoltante, ont-ils indiqué.

Au cours de cette conférence, certains se sont opposés au payement de l’IPR par les dignitaires au cours de cette conférence publique. Les membres du parti au pouvoir, pour la plupart, ont indiqué que les parlementaires n’ont pas de salaires normalement mais qu’ils se contentent des honoraires uniquement.

Faux, ont rétorqué les autres. Ils ont indiqué qu’ils sont loin de comprendre comment un vendeur de bananes paie l’impôt alors que cette marchandise est sa seule source de revenu. Un participant a dit qu’un tel comportant n’honore pas plutôt le pays.

Cette conférence publique avait vu la participation de beaucoup de citoyens à l’instar des conférences similaires qui ont eu lieu dans le passé récent. Contrairement aux autres conférences qui avaient connu une participation massive de la plupart des membres du parti au pouvoir et des agents du service national des renseignements, celle-ci n’a pas enregistré beaucoup de personnes de cette catégorie.

C’était la troisième conférence publique du genre à avoir été organisée par les organisations de la société civile.

De tels rassemblements offrent une opportunité aux citoyens de pouvoir débattre des questions qui les guettent, à l’instar de la cherté de la vie.

Paradoxe ! Au moment où ces organisations animaient cette conférence publique , une organisation de la société civile qui serait plus proche du pouvoir en place était en direct sur la radio Rema FM et s’inscrivait en faux contre la cherté de la vie qui faisait objet de débat à Water Front.




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