La société civile et le Gouvernement, des partenaires dans la lutte contre la corruption




Par: Désiré Nimubona , mercredi 3 octobre 2012  à 16 : 30 : 33
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La lutte contre la corruption devrait être une synergie entre le Gouvernement et les organisations de la société civile surtout celles qui sont engagées dans le lutte contre la corruption. C’est l’avis de Léonidas Havyarimana, un cadre du Ministère de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation au cours d’un atelier sur l’appuie à la stratégie national de Bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, atélier organisé par Search for Common Ground, PNUD et ce ministère ce mardi à Bujumbura.

Au cours de cet atélier, M. Havyarimana a exprimé son appréciation aux leaders de la société civile qui ont osé dénoncer des cas de corruption dans le pays, chose quelques fois d’ailleurs difficile pour certains hommes et femmes de l’Etat par peur de perdre leur salaire.

Selon lui, la corruption est un phénomène social, impossible donc de le comprendre sans tenir compte des réalités de la société burundaise dans laquelle on vit.

Ce fléau, dit-il, fait des mutations et il faut des recherches actualisées pour suivre son évolution. Donnant l’exemple de la mutation de la forme de corruption, il a été constaté que la corruption prenne de nouvelles formes dans la société burundaise.

Selon toujours cadre du ministère de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation, même les faveurs sexuels, qui n’étaient pas évoqués pourtant dans le passé, se remarquent aujourd’hui et se présentent comme une forme de corruption.

Il dénonce qu’il y a des patrons qui exigent des faveurs sexuels à leurs travailleurs pour être promus, avoir un emploi ou tout simplement avoir des avantages offerts par leurs patron.

« Les lois, les décrets et les cours de lutte contre la corruption à eux seuls ne suffisent pas », il faut, selon Havyarimana, savoir prendre en considération les mutations sociales de la corruption.

La traque contre la corruption fait aussi face au manque d’un cadre légal, c’est-à-dire la haute cours de justice, comme les participants à cet atelier l’ont relevé, un constant aussi fait par les cadres de l’Etat présents dans cet atelier.

La Constitution nationale burundaise prévoit la Haute Cour de Justice, pour avoir un œil sur les hauts cadres du Gouvernement qui semblent ne pas s’inquiéter, alors que certains d’entre eux sont souvent pointés du doigt dans des dossiers de malversation et corruption, un constat des participants qui déplorent par voie de conséquence que cette cour tarde à venir.

« Sans Haute Cour de Justice, seuls les petits poissons seront attrapés par la justice », déplore un participant.

Selon Havyarimana, il fallait plutôt que tout le monde plaide pour la mise en place de cette institution qui viendrait obliger les hauts cadres de l’Etat à répondre devant cette même cour.

« Que tout le monde fasse un effort de plaider pour que la Haute Cour de Justice soit une réalité » appelle Havyarimana.

Le Burundi a fait des efforts de lutte contre la corruption en Afrique de l’Est. Selon un rapport de Transperency International en 2012, le Burundi est passé de la dernière place à la deuxième, derrière son voisin le Rwanda, dans la lutte contre la corruption, en Afrique de l’Est.

Le Burundi a mis en place un Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption allant de 2011 à 2015. Cette stratégie a contribué, selon le délégué du Ministère de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation, au déblocage d’une tranche incitative de plus de 50 million d’Euros de la part de la Belgique.




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