Congo : Un an près leur assassinat, toujours pas de justice selon HRW




Par: Désiré Nimubona , vendredi 5 octobre 2012  à 21 : 23 : 45
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L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, HRW, accuse les autorités congolaises de n’avoir « pratiquement rien fait pour identifier ou traduire en justice les meurtriers de sept travailleurs humanitaires lors d’une attaque à caractère ethnique perpétrée il y a un an dans le Sud Kivu », selon un communiqué rendu public ce jeudi par Human Rights Watch.

Une année s’est écoulée, selon cette organisation de défense des droits de l’homme, depuis que les « Maï Maï ont exécuté sept travailleurs humanitaires pour des motifs ethniques, et les familles des victimes attendent toujours que justice leur soit rendue ».

Citant Daniel Beleké, directeur de la division Afrique au sein de Human Rights Watch, le communique stipule que « Le gouvernement congolais n’a pratiquement rien fait pour arrêter les individus responsables tandis que les meurtres de civils au Sud Kivu continuent ».

Le 4 octobre 2011, des éléments du groupe armé Maï Maï Yakutumba, constitué largement des membres du groupe ethnique Babembe, ont attaqué un véhicule appartenant à l’organisation non gouvernementale, Eben Ezer Ministry International, dans le village de Kalungwe, près de la ville de Fizi à l’est de la RD Congo.

Les Maï Maï ont séparé les passagers en fonction de leur appartenance ethnique, puis ont exécuté les sept personnes qui étaient membres de l’ethnie Banyamulenge.

Le groupe Mai mai, selon ce même communiqué de HRW, qualifiait les Banyamulenge comme des étrangers venus du Rwanda pour conquérir leur territoire, comme un témoin cité par le communiqué le dit.

Deux jours après l’incident, les Nations Unies ont appelé le Gouvernement Congolais à fournir des efforts pour traquer les responsables et les mettre à la disposition de la justice, ce qui n’a pas été fait.

La coordination d’OCHA des organisations humanitaires avait déploré une attaque contre les gens engagés dans des actions humanitaires, demandant comme les Nations Unies au Gouvernement de mener des enquêtes et de punir les coupables.




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