Le procès d’Hassan Ruvakuki et ses co-accusés repoussé au 18 octobre




Par: Désiré Nimubona , mardi 9 octobre 2012  à 13 : 08 : 27
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Le procès d’ Hassan Ruvakuki et de ses 22 co-accusés a été repoussé au 18 octobre 2012. L’avocat de la défense Me Onésime Kabayabaya se montre plutôt confiant que son client arrêté il y a plus de 10 mois, sera libéré.

Onésime Kabayabaya salue le fait que lors de ce procès, le siège a suivi la loi, tout en respectant aussi des principes de base, comme des questions aussi importantes à l’endroit du ministère public, ce qui avait manqué au premier procès à Cankuzo.

Selon la défense, des contradictions dans les réponses ont charactérisé le Ministère public, ce qui fait espérer à cette dernière que la libération de Ruvakuki sera conséquente.

Hier, la cours d’appel de Gitega a écouté les accusés. Seuls 5 des 23 accusés ont pu se défendre, dans un procès sonorisé pour permettre à l’ensemble des citoyens de le suivre. Ruvakuki, lui, journaliste de Bonesha FM et RFI n’a pas été écouté, il est membre du dernier groupe des "complices", dans ce procès, où il est accusé " d’acte de terrorisme".

Lors de ce procès, ministère public les accusaient d’appartenir à un groupe terroriste FRD-Abanyagihugu, qui avait mené une attaque armée à Cankuzo, il y a presque une année.

Selon le ministère public, certains avaient d’ailleurs été arrêtés en possession des armes à feu.

La défense de ces cinq personnes qui se sont exprimés devant le siège ont rejeté les accusations de la part du ministère public, arguant que le procès est purement politique.

Selon les accusés, ils ont été arrêtés avec la complicité des jeunes du parti présidentiel le CNDD-FDD, connus sous le nom d’Imbonerakure, s’interrogeant comment un civil non armé pouvait arrêter un rebelle armé.

Selon ces accusés, mêmes les contenus des aveux issus des séances des interrogatoires ne doivent pas être pris en compte. Ils soulignent que la plupart des accusés avaient été torturés pour mettre la signature sur des écrits dont ils ignoraient l’origine. Parmi les accusés, il y a aussi ceux qui disent ne pas savoir ni lire ni écrire, d’où le rejet des comptes rendus qu’ils avaient pourtant signés.

Ce groupes d’accusés qui a été écouté hier par la justice dit avoir même été sollicité pour accuser les leaders des partis de l’opposition, d’être de mèche avec cette attaque, comme Agathon Rwasa, du FNL, Alexis Sinduhije, du MSD, Pascaline Kampayano de l’UPD et Hussein Radjabu, l’ancien président du parti au pouvoir, actuellement sous les verrous.

D’autres visés, selon ces accusés, étaient les leaders de la société civile burundaise, surtout le président de l’APRODH, Pierre Claver Mbonimpa, si on en croit aux dires des accusés devant les juges ce lundi à Gitega.

C’est un procès politique, nous dira ce premier groupe d’accusé, car, estime-t-il, tous les membres de ce groupe sont des FNL, fidèles d’Agathon Rwasa.

Le procès avaient été suivi par des organisations de défense des droits de l’homme, des médias et de leurs associations, et surtout les diplomates accrédités à Bujumbura, des pays occidentaux. Les accusées sont scindés en trois groupes, d’abord les planificateurs, puis les exécutants et enfin les complice dont Hassan Ruvakuki.

Selon des sources officielles l’année dernière, plus de 14 personnes armées qui avaient attaqué la province de Cankuzo ont toutes été tuées.




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