Comment accroitre la pauvreté au Burundi




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 16 octobre 2012  à 16 : 11 : 16
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Le président du Parti des Travailleurs et de la Démocratie, PTD, Paul Nkunzimana, dit qu’aussi longtemps que la privatisation des entreprises publiques se fait suivant les injonctions des bailleurs de fond étrangers, la population burundaise restera toujours pauvre.

Dans un point de presse tenu ce lundi quelques jours après l’annonce de la hausse des prix des produits pétroliers, Paul Nkunzimana a indiqué que les causes de cette hausse sont à situer dans l’environnement économique mondial.

Il a dit que le Burundi met en avant la politique de privatisation des entreprises alors qu’elle ne profite pas à la population à la base.

Pour illustration, le professeur d’université souligne que le secteur café, le stade FFB, le port de Bujumbura et autres se trouvent dans les mains des privés, raison pour laquelle le Burundi ne gagne pas tellement d’argent comme de part le passé. Il estime qu’aujourd’hui le Burundi fait face à un manque de devises exactement à cause de la politique de privatisation qui ne profite pas du tout à la population.

L’autre défi non moindre pour l’économie du Burundi de la part de Paul Nkunzimana est le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, deuxième génération, CSLP2.

Les négociations à la base desquelles les bailleurs de fond acceptent de financer les projets pour lutter contre la pauvreté sont tronquées de la part du président du PTD. Selon lui, les fonds qui sont normalement destinés au financement des projets du CSLP retournent en général dans leurs pays d’origine.

« Supposons que les bailleurs de fond accordent au Burundi 100 dollars américains pour financer un projet X. 10 dollar entre dans la réalisation des projets à l’intérieur du pays. Le reste, c’est-à-dire 90 dollars est retourné en Europe. Quand il sera question de rembourser cette dette, la population va rembourser envers les bailleurs de fond à long terme une somme d’argent de loin supérieur à 100 dollars. Ce faisant, la population bénéficiaire de ces projets ne gagne carrément rien », indique t- il.

Paul Nkunzimana estime que la prochaine rencontre des bailleurs de fond pour le financement du CSLP2 sera un moyen d’accroitre davantage la pauvreté dans le pays.




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